Espagne – Alerte au virus Ebola sur une plage nudiste
Publié

EspagneAlerte au virus Ebola sur une plage nudiste

L'arrivée d'un groupe de migrants sur une plage des Canaries a créé la panique chez les touristes. Les Africains présentaient des symptômes du virus de la fièvre hémorragique.

Les vacanciers nudistes qui se prélassaient sur une plage de l'archipel des Canaries, en Espagne, ont eu une sacrée frayeur. Ils ont découvert, mercredi, une vingtaine de migrants débarquer sur un petit bateau dans l'espoir de trouver une vie meilleure. Mais un certain nombre de ces migrants a rapidement présenté des symptômes faisant penser au virus Ebola. Un homme avait ainsi une température de 40°C. Au moins trois membres du groupe provenaient de la zone à risque: Sierra-Leone et Guinée.

Les employés de la Croix-Rouge qui ont apporté nourriture et eau aux illégaux portaient des masques de protection contre le virus, accentuant la panique chez les touristes présents. Finalement plus de peur que de mal: les autorités locales ont annoncé qu'aucun des individus testés n'était porteur du virus.

Des milliers de morts «oubliés» dans les bilans

Les bilans de l'OMS sur la fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest ignorent une dimension importante de l'épidémie: de nombreux corps sont enterrés sans être déclarés, selon un expert de l'organisation qui parle de milliers de morts potentiellement non comptabilisés. Le dernier bilan diffusé a fait état de 4818 décès pour 13'042 cas. Mais «il y a beaucoup de morts qui manquent dans cette épidémie», a souligné Christopher Dye, directeur de la stratégie de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Genève.

L'expert a expliqué que, dans les trois pays les plus touchés, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, cela pourrait être notamment dû à des enterrements secrets par les familles qui craignent de ne pouvoir pratiquer leurs traditions pour les obsèques si elles déclarent le décès aux autorités.

Dans ces trois pays, pour les cas identifiés suivis jusqu'à la guérison ou au décès, le taux de mortalité est de l'ordre de 70% ce qui conduit à des projections avec 5000 décès qui pourraient ne pas avoir été comptabilisés, selon M. Dye.

«Le nombre de cas semble diminuer au Liberia et en Guinée»

Au-delà du bilan global, l'OMS porte plus attention à l'évolution des chiffres de nouveaux cas et de décès par semaine. «Nous sommes assez sûrs qu'il y une tendance à la baisse dans certaines régions de l'épidémie et je pense que ce n'est plus sujet à question maintenant», affirme M. Dye.

«Le nombre de cas semble diminuer au Liberia, en Guinée le nombre de cas est à peu près stable mais il y a des inquiétudes concernant le sud du pays, qui a été l'épicentre de l'épidémie, en Sierra Leone les chiffres se stabilisent, mais il y a beaucoup d'inquiétudes concernant l'ouest du pays», a-t-il dit.

(L'essentiel / ats)

Ton opinion