«Workingirls» – Alice, la dure à cuire à qui tout réussit

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«Workingirls»Alice, la dure à cuire à qui tout réussit

Elle assume son côté rebelle et son fort caractère. Fille d’immigrés, Alice Belaïdi a dû faire face au racisme, avant de pouvoir jouer la comédie et s’imposer à la télévision.

A l’affiche de la nouvelle saison de «WorkinGirls», sur Canal+, l’actrice de 26 ans incarne une réceptionniste au tempérament volcanique, qui ne craint personne. Ce rôle de femme insoumise, issu de la pastille «Sophie et Sophie» diffusée sur la même chaîne, ressemble à s’y méprendre au tempérament d’Alice Belaïdi dans la vie. «Je ne me suis jamais laissé faire, je suis une rebelle», a confié la brune piquante au Nouvel Observateur.

D’origine algérienne, Alice a connu très tôt le racisme au quotidien. D’autant qu’elle a passé son enfance dans le département du Gard, bastion du Front national. «Dans la région, les «Sale Arabe!», on est habitués. Depuis quatre ans que je suis à Paris, de ce côté­-là, c’est une respiration», dit-elle. En revanche, dès son arrivée dans la capitale française, la jeune femme a dû enchaîner les petits boulots pour payer son loyer. Elle a même gardé des personnes âgées la nuit. «Les accompagner aux toilettes, avoir peur à chaque heure qu’elles meurent, nettoyer les dentiers. Ça, c’était dur… pas être comédienne!».

C’est surtout grâce à son ambition sans faille qu’Alice Belaïdi a pu faire ses débuts au théâtre, en 2003, puis au cinéma, dans le film «Les Kaïra», en 2012. «Je me suis toujours dit qu’il fallait que je chope ma chance, sinon quelqu’un d’autre la prendrait».

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