Étude européenne: Alimentation: les résidents ne regardent pas vraiment les prix

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Étude européenneAlimentation: les résidents ne regardent pas vraiment les prix

LUXEMBOURG - Les résidents du Luxembourg font moins attention que les autres Européens au prix de leur alimentation. Ils sont plus vigilants sur le goût et la provenance de leur nourriture.

par
Marion Chevrier
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Le critère du prix arrive en 5e position au Luxembourg quand il est n°1 dans 14 des 27 pays de l'UE.

AFP

Alors que le prix est le facteur le plus important pour 54% des Européens qui font leurs courses, il arrive seulement en 5e position chez les résidents du Luxembourg: seuls 35% d'entre eux regardent attentivement ce que coûtent leurs aliments. C'est le plus bas pourcentage de l'UE, quand près de trois quarts des Portugais et 70% des Grecs sortent la calculette, au moment de remplir leur caddie. C'est ce qui ressort de l'Eurobaromètre consacré à la sécurité alimentaire, publié mercredi, et réalisé entre le 22 mars et le 15 avril derniers, auprès de 507 résidents.

Avec la flambée des prix, regardez-vous davantage les étiquettes quand vous faites vos courses?

Le critère n°1 pour les résidents quand ils font leurs courses, c'est l'origine géographique des produits (58%), devant le goût (46%). Ils sont 42% à être attentifs à la teneur en éléments nutritifs (quantité de vitamines, de protéines, de sucre ou de matières grasses) et 38% à être vigilants sur la sécurité alimentaire (si l'aliment présente un risque pour la santé).

Ils sont également plus sensibles à l'impact de leur alimentation sur le climat et l'environnement que la moyenne européenne (25% contre 16%). L'éthique (comme le bien-être animal) et les croyances sont également plus importantes (24% contre 15%).

85% des résidents interrogés sont intéressés par le sujet de la sécurité alimentaire (contre 70% au niveau de l'UE). 43% sont préoccupés par les résidus de pesticides dans leur alimentation, 41% par les microplastiques et 33% par les résidus d'antibiotiques, d'hormones ou de stéroïdes dans la viande.

Seuls 71% estiment que les réglementations en place permettent de garantir que les aliments qu'ils consomment sont sûrs, soit un peu moins que la moyenne de l'UE (73%). Pour tout ce qui est risque alimentaire, ils sont quasiment unanimes (90%) pour se tourner vers leur médecin (généraliste ou spécialiste). Viennent ensuite les agriculteurs et les producteurs primaires (80%) en lesquels les résidents ont davantage confiance que les autres Européens (74%). Les associations de consommateurs (79%) et les autorités nationales (76%) arrivent après.

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