Economie en Moselle – Alinéa ferme à Semécourt, 38 emplois supprimés

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Économie en MoselleAlinéa ferme à Semécourt, 38 emplois supprimés

SEMÉCOURT - Le magasin situé à Semécourt, qui emploie 38 personnes, fait partie des 17 qui ne seront pas conservés dans le cadre de la reprise partielle du groupe.

Picture  taken on August 10, 2013 in la Chapelle-Saint-Aubin shows an Alinea store.  AFP PHOTO / JEAN-FRANCOIS MONIER (Photo by JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Picture taken on August 10, 2013 in la Chapelle-Saint-Aubin shows an Alinea store. AFP PHOTO / JEAN-FRANCOIS MONIER (Photo by JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

AFP/Jean-francois Monier

Le tribunal de commerce de Marseille a validé lundi l'offre de reprise partielle du groupe Alinéa par ses actionnaires et d'un des magasins de l'enseigne d'ameublement par le groupe Gifi, une solution qui prévoit au total la suppression de 992 emplois.

Selon le ministère public, l'offre des actionnaires, la famille Mulliez, baptisée Néomarché et qui ne permet de sauver que neuf magasins sur les 26, était «la seule alternative possible à une liquidation judiciaire directe». Un magasin supplémentaire, situé à Poitiers, est quant à lui repris par le groupe Gifi.

«Le groupe est parvenu à ses fins»

Le magasin situé à Semécourt (Moselle), qui emploie 38 personnes, fait partie des 17 magasins qui ne seront pas conservés dans le cadre de cette reprise partielle. Depuis plusieurs jours, les employés du site mosellan ont fait part de leur désarroi, en déployant des banderoles explicites: «Ici, 38 salariés licenciés», «Au revoir», «Colère», «Rage», «Tristesse»...

«Le groupe est parvenu à ses fins», a déploré l'avocate des salariés Nathalie Campagnolo, fustigeant «un fiasco social». «Ça fait plusieurs années que le groupe rencontre des difficultés structurelles et non pas conjoncturelles, il y a un effet d'aubaine total», a-t-elle aussi estimé, évoquant la procédure mise en place le 20 mai par une ordonnance gouvernementale motivée par la crise sanitaire, et qui permet permet, jusqu'à fin 2020, à des dirigeants d'entreprise ayant déposé le bilan de se présenter comme acquéreurs si leur offre maintient l'emploi.

En redressement judiciaire depuis le 18 mai, l'enseigne dont le siège est à Aubagne, dans la banlieue de Marseille, faisait valoir des difficultés liées au mouvement des «gilets jaunes», aux grèves contre la réforme des retraites puis à la crise sanitaire liée au Covid-19.

(pp/L'essentiel/afp)

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