Cinéma luxembourgeois – «Aller fouiller dans le passé du Luxembourg»
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Cinéma luxembourgeois«Aller fouiller dans le passé du Luxembourg»

LUXEMBOURG - Andy Bausch se plonge dans la Belle Époque du Grand-Duché avec un nouveau documentaire.

L'essentiel: Pourquoi avoir thématisé la Belle Époque (1890-1914)?

Andy Bausch: Un réalisateur a toujours plusieurs idées de sujets. J'ai remarqué au bout d'un moment que j'avais beaucoup de points d'intérêt liés à cette époque de l'histoire luxembourgeoise. Je suis aussi un nostalgique, j'adore aller fouiller dans le passé du Luxembourg.

Comment faire un documentaire sans témoins d'époque?

C'est vrai que c'est une époque difficile à documenter, il n'existe que 20 minutes de film, dont la plupart ne sont pas très emballantes, et quelques photos. Mais les archives contiennent un tas de cartes postales. J'ai dû intégrer beaucoup de fiction: sur 98 minutes de film, 47 minutes sont des scènes reconstituées.

Pouvez-vous nous résumer votre film?

Deux jeunes femmes trouvent des cartes postales cachées dans le coffre d'un grenier. On passe tout le temps des histoires de cartes postales aux deux protagonistes qui sont de la Belle Époque mais s'adressent au spectateur.

Qu'est-ce qui est vital pour un documentaire?

Qu'il ne soit pas trop sérieux, qu'il soit vivant, que les gens aient envie d'aller le voir. Même si je parle toujours de politique, je trouve que l'histoire des petites gens est beaucoup plus riche en émotions. Elle a été négligée dans l'histoire écrite.

Recueilli par Chloé Murat

«D'Belle Époque», en salles au Luxembourg à partir de vendredi.

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