Remboursement CNS – Aller voir une sage-femme va coûter moins cher

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Remboursement CNSAller voir une sage-femme va coûter moins cher

LUXEMBOURG – À partir du 1er janvier 2019, les femmes enceintes seront mieux remboursées par la CNS pour leur consultation auprès d'une sage-femme.

Jusqu'à présent, la consultation prénatale d'une sage-femme était, dans la plupart des cas, à la charge de l'assurée. À partir de 2019, la CNS remboursera jusqu'à six consultations par grossesse.

Jusqu'à présent, la consultation prénatale d'une sage-femme était, dans la plupart des cas, à la charge de l'assurée. À partir de 2019, la CNS remboursera jusqu'à six consultations par grossesse.

DPA/Caroline Seidel

Depuis des années, les sages-femmes au Luxembourg se battent pour la revalorisation de leur profession. Désormais, des améliorations sont en vue. Les actes et les services prestés par les sages-femmes seront revalorisés à partir du 1er janvier prochain, comme l'a expliqué le ministère de la Sécurité sociale à i>L'essentiel. Jusqu'à présent, les femmes enceintes n'étaient remboursées par la CNS que pour une seule consultation. La caisse d'assurance maladie va désormais prendre en charge jusqu'à six consultations par grossesse, si les cinq en plus sont prescrites par un médecin.

Le ministère parle «d'amélioration significative», tant pour les futures mères que pour les professionnelles. Cela permettra à la femme de faire connaissance avec la sage-femme de son choix avant la naissance de son enfant, de lui faire part de ses soucis éventuels et de mieux se préparer pour le grand jour. De leur côté, les sages-femmes pourront mieux s'organiser dans leur travail.

Les sages-femmes font preuve d'un optimisme prudent

Les forfaits pour soins post-partum ont également été revalorisés. Les actes et services qui entrent dans ce cadre seront pris en charge et porteront sur une durée de 15 jours après la naissance de l'enfant. Pour des soins post-partum complexes (naissance multiple, prématurée ou accouchement par césarienne), cette durée sera prolongée à 21 jours, après la naissance de l'enfant.

Anne Dahm, de l'Association luxembourgeoise des sages-femmes (ALSF), qui compte 105 membres, fait preuve d'un optimisme prudent face aux changements. «Il faut attendre de voir si les nouvelles règles amèneront vraiment des améliorations». Les sages-femmes reconnaissent néanmoins avec bienveillance que le ministère et la CNS ont manifestement une autre vision du métier de sage-femme. «L'ensemble des nomenclatures (NDLR: les tarifs) sont en cours de révision, afin de les moderniser et de les adapter à la réalité actuelle», souligne-t-on du côté de l'assurance sociale.

(Jörg Tschürtz/L'essentiel)

Quel est le rôle d'une sage-femme?

De nombreuses femmes enceintes ne se contentent pas de consulter un gynécologue. Les sages-femmes sont une oreille supplémentaire, à l'écoute des futures mamans (et papas). Elles effectuent des examens de contrôle et informent sur tous les aspects relatifs à une naissance.

Les sages-femmes sont autorisées à réaliser des accouchements «classiques» dans les hôpitaux ou les maternités. Elles interviennent également après la naissance de l'enfant pour apporter un soutien aux jeunes mères en leur prodiguant des conseils, notamment en matière d'allaitement et d'alimentation du nourrisson.

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