Au Luxembourg – Alors, on y passe aussi, à cette 3e dose de vaccin?

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Au LuxembourgAlors, on y passe aussi, à cette 3e dose de vaccin?

LUXEMBOURG - Faudra-t-il une troisième dose de vaccin contre le Covid? Le directeur de la Santé Jean-Claude Schmit n'est pas convaincu.

La troisième dose pour tous n'est pas à l'ordre du jour, pour le moment.

La troisième dose pour tous n'est pas à l'ordre du jour, pour le moment.

AFP/Orlando Sierra

«La double vaccination offre une protection complète, c'est le mieux pour se protéger et protéger les autres», a affirmé la ministre de la Santé Paulette Lenert mercredi matin, lors d'une conférence de presse. Les vaccinés sont ainsi largement minoritaires parmi les infectés, et très rares (moins de 2%) parmi les hospitalisés. Et 373 667 personnes, soit 67,5% de la population de 12 ans et plus, disposent d'un schéma vaccinal complet.

Un schéma vaccinal complet c'est, pour le moment (sauf pour le vaccin Johnson & Johnson), deux injections. Faudra-t-il bientôt passer par une troisième dose de vaccin pour renforcer la protection? Pas forcément, à en croire le Dr Jean-Claude Schmit, directeur de la Santé. «Il y a quelques semaines, une décision a été prise pour offrir une troisième dose aux personnes hautement vulnérables, qui ont des maladies très graves, qui ont eu une transplantation du foie, du cœur, qui subissent des thérapies lourdes...» Dans ces cas-là, le médecin de famille peut inscrire le patient pour une troisième dose, précise le Dr Schmit.

«La vaccination fonctionne»

Mais, «pour la population générale, les experts sont plus réticents. Nous savons que la vaccination fonctionne bien» avec deux doses, «y compris chez les jeunes», explique le Dr Schmit. Selon lui, «on a du recul, maintenant, on voit que le taux d'anticorps reste élevé et qu'il y a peu d'infections après deux doses». La ministre de la Santé nuance le propos et ne ferme pas tout à fait la porte. «On n'a pas encore de position définitive. Les experts travaillent à chaud sur le sujet. Le Conseil supérieur des maladies infectieuses s'y apprête aussi. Il faut avoir suffisamment de données. Ça va bouger, mais on attend des prises de positions» des experts scientifiques «pour nous positionner nous-mêmes», explique Paulette Lenert.


La possibilité d'une troisième dose pour les populations les plus âgées, dont le système immunitaire est susceptible de parfois moins bien répondre au vaccin, est aussi à l'étude. En attendant, la campagne vaccinale évolue elle aussi, comme celle du dépistage. Les centres de vaccination d'Ettelbruck et du Findel vont fermer en août, celui d'Esch en septembre. Le hall Victor-Hugo, au Limpertsberg dans la capitale, restera lui en service jusqu'au 13 septembre. «À partir du 30 août, on pourra y aller sans rendez-vous, ce sera plus flexible», explique la ministre de la Santé.

Les médecins prennent le relais

Et avec les centres qui disparaissent progressivement, les médecins prennent le relais dans leurs cabinets depuis quelques jours. «Nous avons signé des conventions avec 189 cabinets médicaux et 12 se sont déjà lancés. 177 vaccinations y ont déjà été effectuées», énumère la ministre de la Santé. Au 9 août, 77 médecins de plus pourront dégainer les seringues, 100 autres la semaine prochaine. «C'est une offre qui augmente graduellement». L'idée est de permettre aux patients de s'adresser à leur praticien de confiance pour lui poser ses questions et, au final, y être convaincu de se faire vacciner.

Autre outil pour convaincre, l'Impfbus qui a déjà vacciné 110 personnes pendant le festival eLake à Echternach. «Il y a eu beaucoup de questions, le bus a aussi un rôle d'information pour convaincre un maximum de gens», explique Paulette Lenert. Plusieurs actions de ce type sont encore prévues dans les semaines qui viennent. «Quand on essaye de convaincre, quand on répond aux questions, qu'on donne des explications, c'est positif, on va continuer», conclut Paulette Lenert.

(jw/L'essentiel)

«Les moins de 12 ans, on y viendra»

Actuellement, les personnes âgées de 12 ans et plus peuvent se faire vacciner au Luxembourg. Proposer des injections aux plus jeunes «est en discussion», avance la ministre de la Santé. «À ce stade, on ne les vaccinera pas encore, mais ça va évidemment pouvoir se faire à un moment donné, je suppose. Mes équipes suivent de très près les évolutions et recommandations en ce sens et le Luxembourg ne tardera pas à implémenter le moment venu».

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