Justice au Luxembourg – «Ana Lopes n'avait aucune chance de survie»
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Justice au Luxembourg«Ana Lopes n'avait aucune chance de survie»

LUXEMBOURG - Le parquet a requis la prison à vie contre Marco S., jugé en appel pour le meurtre d’Ana Lopes.

Pour la représentante du parquet, la culpabilité de Marco S. dans le meurtre d’Ana Lopes ne fait aucun doute.

Pour la représentante du parquet, la culpabilité de Marco S. dans le meurtre d’Ana Lopes ne fait aucun doute.

«Un crime brutal, effectué avec un sang-froid choquant», a conclu la procureure, avant de requérir la réclusion à perpétuité à l’encontre de Marco S. et d’ainsi confirmer le jugement de première instance, mardi.

Pour la représentante du parquet, sa culpabilité dans le meurtre d’Ana Lopes ne fait aucun doute. Et «son absence d’aveu, de repenti ou de responsabilité» ne le rend pas éligible à bénéficier de circonstances atténuantes ou d’un quelconque sursis.

Durant toute sa plaidoirie, la magistrate a présenté «le faisceau d’indices» qui pèse contre Marco S., comme ce serre-câble et ce rouleau de ruban adhésif utilisés pour commettre le crime. Le même matériel a été identifié dans le garage où il travaillait. Il y a aussi ces traces d’ADN sur le ruban adhésif qui «correspondent à la lignée paternelle de la famille du prévenu».

«C’est un menteur»

Puis il y a «les mensonges et contradictions» de Marco S. mis en lumière tout au long de l’enquête. «C’est un menteur. Il a menti sur son alibi et n’était pas chez lui au moment des faits […] L’auteur a décidé de transporter le corps en France, il a planifié et prémédité son acte. Cet auteur est Marco S.», a martelé la procureure.

Le destin funeste raconté par la représentante du parquet s’apparente au récit d’un féminicide qui semblait inéluctable. «Ana n’avait aucune chance de survie. Il la détestait», a encore plaidé la procureure présentant «un homme jaloux et violent, qui faisait peur à Ana». Des plaintes pour violences à l’encontre de l’accusé avaient été déposées par la victime.

«S’il est libre, il s’en prendra à moi»

Des propos qui font écho aux révélations de l’avocate des parties civiles. Celle-ci s’appuie sur les déclarations d’autres femmes qui ont été en couple avec Marco S., dont une qui le fréquentait encore après son arrestation pour meurtre.

«S’il est libre, il s’en prendra à moi», cite l’avocate, évoquant «le calvaire» subi par ces femmes. Vendredi, la parole sera donnée à la défense pour ce qui devrait être le dernier jour du procès en appel de Marco S.

(Thomas Holzer/L’essentiel)

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