Révélations – André Kemmer n'aurait pas été le seul à enquêter

Publié

RévélationsAndré Kemmer n'aurait pas été le seul à enquêter

LUXEMBOURG - Quelques jours après avoir été directement mis en cause par le procureur d'État pour avoir tenté de le salir, l'ancien membre du SREL aurait agi aux côtés de son ancienne hiérarchie, selon «100,7».

Les révélations sur les agissements des services secrets luxembourgeois n'en finissent plus. Après la mise au jour de l'enquête illégale menée par le SREL sur les enquêteurs de l'affaire Bommeleeër et celle menée contre Robert Biever, procureur général d'État, soupçonné de pédophilie, c'est au tour des acteurs ayant participé à cette enquête d'être mis sur la sellette. Alors que Marco Mille, ancien directeur du SREL, avait indiqué vendredi dernier, devant la commission d'enquête parlementaire, que seul André Kemmer avait participé à cette action, nos confrères de 100,7 indiquent que toute la vérité n'a pas été dite devant les députés.

Selon la radio publique, citant trois témoins, André Kemmer était loin d'être seul à agir. Marco Mille et Frank Schneider, ancien chef des opérations du SREL, auraient été au courant. Mieux, ils auraient ordonné l'enquête menée à Esch-sur-Alzette après l'apparition de rumeurs d'actes de pédophilie. Une enquête dans laquelle le nom de Robert Biever, plus haut représentant de l'institution judiciaire luxembourgeoise, serait apparu à plusieurs reprises. Pour les trois témoins cités par 100,7, les investigations menées par les services de renseignement auraient été décidées en 2006, lors d'une réunion où seules six personnes ont assisté. Ces trois témoins, Marco Mille, Frank Schneider et André Kemmer. Pour le moment, seul ce dernier a été sanctionné en étant suspendu de ses fonctions et en faisant l'objet d'une instruction judiciaire.

À noter que les déclarations réalisées ce jeudi confirment en partie les propos tenus en fin de semaine dernière par Robert Biever qui indiquait que «le SREL» avait enquêté sur lui et que ces investigations ne pouvaient être le fait d'une seule et même personne. Vendredi dernier, Marco Mille avait assuré devant la commission d'enquête qu'André Kemmer avait agi en «électron libre». Ce énième épisode sur les anciens agissements du SREL interviennent le jour-même où les députés doivent se prononcer sur la confiance au gouvernement. Un vote crucial pour l'avenir du Grand-Duché dans un contexte de défiance généralisé que ces nouvelles informations ne devrait pas améliorer.

(Jmh/L'essentiel Online)

Ton opinion