Crise grèque – Antonis Samaras tente d'infléchir Angela Merkel

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Crise grèqueAntonis Samaras tente d'infléchir Angela Merkel

Le Premier ministre grec effectue vendredi sa première visite en Allemagne pour réclamer la souplesse de la chancelière sur la mise en œuvre du plan d'austérité imposé à Athènes.

La chancelière a demandé jeudi que tous les Grecs tiennent leurs engagements.

La chancelière a demandé jeudi que tous les Grecs tiennent leurs engagements.

AFP

Les deux dirigeants doivent se réunir à 11h45, avant de tenir une conférence de presse commune à 13h. En amont de cette tournée européenne, Antonis Samaras, qui sera ensuite samedi à Paris, a multiplié les interviews dans la presse pour réclamer un peu de souplesse de la part de ses partenaires européens. «Nous ne discutons pas les finalités du programme» de redressement demandé par l'UE. «Nous voulons seulement être sûrs que nous les atteindrons en maintenant la cohésion sociale, (...) nous avons besoin d'air pour reprendre notre souffle», a-t-il déclaré au Monde. Dans les quotidiens allemands Süddeutsche Zeitung et Bild, M. Samaras a assuré que la Grèce allait «agir» et «se transformer», promettant qu'Athènes rembourserait ses dettes.

Antonis Samaras a déjà rencontré jeudi à Athènes le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui lui a apporté son soutien, mais à condition que la Grèce redouble d'efforts. Il a confirmé qu'aucune décision n'était attendue dans l'immédiat sur la demande grecque d'un délai supplémentaire de deux ans renvoyant à 2016 le retour du pays à l'équilibre budgétaire. Cela «dépendra des conclusions de la mission de la troïka», a souligné M. Juncker.

«Ces efforts sont difficiles pour la Grèce»

Une position répétée à l'envi par le gouvernement allemand. En amont d'un dîner avec François Hollande, Angela Merkel a ainsi redit vouloir «attendre le rapport de la troïka» des créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) avant de prendre toute nouvelle décision sur l'aide à la Grèce. Les créanciers de la Grèce doivent conclure leur dernier audit des comptes et des efforts de redressement du pays et en publier un rapport en septembre.

Angela Merkel a dit jeudi savoir «combien ces efforts sont difficiles pour la Grèce», mais leur a demandé que «tous tiennent leurs engagements». La chancelière doit composer avec son opinion publique. Selon un sondage récent pour la chaîne de télévision N24, 75% des Allemands refusent tout assouplissement des engagements de réformes pris par la Grèce

(L'essentiel Online/AFP)

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