«Gilets jaunes» en France – Appel au boycott après l'agression de journalistes

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«Gilets jaunes» en FranceAppel au boycott après l'agression de journalistes

Après la tentative d'agression de journalistes par des «gilets jaunes» à Toulouse, une partie des médias de la région a appelé dimanche, à boycotter la couverture de leurs actions.

Une partie des médias de la région toulousaine a appelé dimanche à boycotter la couverture des actions des «gilets jaunes», au lendemain de la tentative d'agression de journalistes, qui a donné lieu à deux nouvelles plaintes à l'hôtel de police de Toulouse, a-t-on appris auprès des plaignants. Au total, cinq journalistes de CNEWS et BFMTV ont porté plainte pour «violences aggravées», «menaces de mort», «tentative d'agression en réunion», samedi et dimanche, relatant avoir, lors d'une manifestation des gilets jaunes, place du Capitole, samedi, reçu des coups de pied, des crachats, une bouteille d'eau en plein visage, et avoir été poursuivis dans les rues toulousaines.

«Il y avait environ entre 50 et 100 personnes qui ont commencé à s'en prendre à nous, les reporters», stipule l'une des deux nouvelles plaintes déposées dimanche. «Les manifestants criaient "BFM collabo, les journalistes, on va vous faire la peau"», peut-on lire sur le procès-verbal de police dont l'AFP a eu une copie. En outre, un reporter de CNEWS qui avait porté plainte samedi, s'est à nouveau rendu au commissariat dimanche, pour une déposition concernant des tentatives d'intimidation sur les réseaux sociaux, où des personnes se réclamant des «gilets jaunes» ont proclamé connaître l'adresse du journaliste. En conséquence, plusieurs journalistes de la région ont lancé dimanche un appel au boycott de la couverture des gilets jaunes, «en solidarité avec (les) collègues toulousains agressés».

L'appel, relayé par le Club de la presse Occitanie qui «condamne les agressions» et s'inquiète des «actes de violences qui s'amplifient», a été suivi par plusieurs rédactions régionales, à commencer par BFMTV et CNEWS, mais aussi M6 et Via Occitanie. «Nous faisons bien-sûr la différence entre les manifestants pacifistes et les agresseurs», a tweeté dimanche la direction de CNEWS, qui dit son «soutien» aux journalistes «agressés, harcelés». «Ces comportements sont intolérables», avait réagi samedi celle de BFMTV. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a apporté «sa solidarité totale, tant aux journalistes agressés qu'à ceux qui souhaiteraient légitimement faire valoir leur droit de retrait auprès de leur direction». «Les journalistes ne sont pas des cibles. Informer n'est pas un délit. Chacun doit comprendre que s'en prendre aux journalistes, c'est s'en prendre à la liberté de la presse, pilier de notre démocratie», a ajouté le SNJ dans un communiqué.

(L'essentiel/afp)

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