Polémique: «Le petit noir» : Piquet s'excuse auprès de Lewis Hamilton

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Polémique«Le petit noir» : Piquet s'excuse auprès de Lewis Hamilton

L'ancien pilote de Formule 1 brésilien Nelson Piquet s'est excusé mercredi auprès du septuple champion Lewis Hamilton, après l'avoir qualifié de «petit noir» ("neguinho" en brésilien) dans une vidéo, tout en souhaitant «clarifier» sa pensée.

(FILES) In this file photo taken on May 29, 2019, Brazilian former Formula One pilot Nelson Piquet (R), French former Formula One pilot Jean Alesi (C) and British Formula One pilot Lewis Hamilton (L) escort the coffin of late Austrian three-time Formula One world champion Niki Lauda as it's being carried out of the Stephandsdom (St Stephen's Cathedral) in Vienna. - Lewis Hamilton said on June 28, 2022, the "time has come for action" after being the subject of a racially offensive term used by three-time Formula One world champion Nelson Piquet. Formula One and motorsport's governing body the FIA condemned the 69-year-old Brazilian, who made the comments during a podcast. (Photo by JOE KLAMAR / AFP)

Dans un entretien qui a ressurgi mardi sur internet, le triple champion du monde (1981, 1983, 1987) a utilisé le mot «petit noir» («neguinho» en brésilien) pour parler d'Hamilton

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«Je m'excuse de tout cœur auprès de tous ceux qui ont été affectés, y compris Lewis, qui est un pilote incroyable», a fait savoir le Brésilien de 69 ans dans un communiqué, «mais la traduction dans certains médias qui circule maintenant sur les médias sociaux n'est pas correcte».

Dans un entretien datant de novembre 2021, mais qui a ressurgi mardi sur internet, le triple champion du monde (1981, 1983, 1987) a utilisé le mot «petit noir» («neguinho» en brésilien) pour parler d'Hamilton en revenant sur un accident impliquant le Britannique et le Néerlandais Max Verstappen au premier tour du Grand Prix de Grande-Bretagne 2021.

«Le petit noir a mis sa voiture et l'a laissée parce qu'il n'y avait aucun moyen pour lui de dépasser (et d'avoir) deux voitures dans ce virage» - où Verstappen avait fini violemment dans le mur le contraignant à l'abandon, avait déclaré Piquet dans cette interview vidéo à Motorsports.com. Mercredi, Piquet a voulu «clarifier les histoires qui circulent dans les médias».

Soutien de Bolsonaro

«Ce que j'ai dit était mal réfléchi et je ne m'en défends pas, mais je tiens à préciser que le terme utilisé est un terme qui a été largement et historiquement utilisé dans la langue portugaise brésilienne comme synonyme de «gars» ou de «personne» et qu'il n'a jamais été destiné à offenser», assure-t-il.

«Je n'utiliserais jamais le mot dont on m'a accusé dans certaines traductions. Je condamne fermement toute suggestion selon laquelle j'aurais utilisé ce mot dans le but de rabaisser un pilote en raison de sa couleur de peau», ajoute l'ancien pilote. Mardi, Hamilton avait réagi: «Ce sont plus que des paroles. Ces mentalités archaïques doivent changer et n'ont pas de place dans notre sport».

Les propos de Piquet avaient aussi été largement condamnés dans le monde de la F1, par la Fédération internationale de l'automobile (FIA), par Formula 1, l'organisateur du Championnat du monde, et par des écuries et autres pilotes. Piquet, par ailleurs père de la compagne de Verstappen, fait partie des soutiens du chef d'Etat brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro.

(AFP)

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