Brexit/ Royaume-Uni – Après avoir voté pour le Brexit, ils se sont repentis

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Brexit/ Royaume-UniAprès avoir voté pour le Brexit, ils se sont repentis

Après avoir voté pour le Brexit lors du référendum de 2016, certains Britanniques ont changé d'avis et militent aujourd'hui ardemment pour rester dans le bloc européen.

On les appelle «Remainer Now», soit «Maintenant pro-maintien».

On les appelle «Remainer Now», soit «Maintenant pro-maintien».

AFP

On les appelle «Remainer Now», soit «Maintenant pro-maintien»: après avoir voté pour le Brexit lors du référendum du 23 juin 2016, ils ont changé d'avis et militent aujourd'hui ardemment pour rester dans le bloc européen. Gary Maylin se souvient parfaitement des mois qui ont précédé le référendum. Et pourquoi, le jour de ce vote historique, il a choisi, comme 51,9% des Britanniques, de voter pour la fin d'un mariage de plus de 40 ans.

«Je voulais que le Royaume-Uni retrouve sa souveraineté», dit cet homme de 38 ans, cheveux courts et look décontracté, originaire de Norwich (est de l'Angleterre). «La région où je vivais était très largement en faveur du retrait (de l'UE). Mon député était pro-Brexit, tout ce que j'entendais allait dans ce sens. Alors je suis moi-même arrivé à la conclusion qu'on pouvait imputer à l'UE tout un tas de problèmes». Mais aujourd'hui, si c'était à refaire, «je voterais sans hésitation pour rester» dans l'Union européenne, confie-t-il.

«Il est bien plus intéressant d'être forts dans une Europe unie»

«J'ai réalisé que le pays ne parviendrait pas à s'en sortir tout seul», développe-t-il. «Si l'on considère l'état actuel du monde, avec Donald Trump aux États-Unis, la montée de la Chine, Poutine en Russie, il est bien plus intéressant d'être forts dans une Europe unie». Dans quelques heures, il se rendra, accompagné d'une dizaine de «repentis», à Westminster, épicentre du pouvoir à Londres, pour rencontrer des députés britanniques, et leur raconter son histoire, pourquoi il milite désormais pour stopper le Brexit. L'initiative a été organisée par le mouvement «RemainerNow», lancée, sur son temps libre, par un europhile, Andrew Davidson. «Le référendum de 2016 m'avait laissé dans un état de choc. Je craignais pour le pays, je voulais faire quelque chose», explique-t-il, en voulant croire que «RemainerNow», dont le nom reprend un mot clef utilisé sur les réseaux sociaux, permettra «d'influencer le débat» et d'encourager d'autres Brexiters à changer de bord.

Le mouvement fonde ses espoirs sur des sondages récents suggérant qu'en cas de nouveau référendum - une option exclue par le gouvernement mais qui progresse au Royaume-Uni -, c'est le maintien dans l'UE qui l'emporterait (à 54%, selon une compilation d'enquêtes d'opinion réalisée par l'organisation non-partisane What UK Thinks). Cette évolution s'explique notamment par la crainte de potentielles difficultés économiques post-Brexit. «Si vous avez voté pour partir mais que vous savez que l'économie en souffrira, vos chances de voter à nouveau pour partir seront environ divisées de moitié», souligne John Curtice, professeur de politique à l'université de Strathclyde (Écosse), interrogé par l'AFP.

(L'essentiel/afp)

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