De l’électricité à partir de l’acier, ArcelorMittal y pense

Publié

Au LuxembourgDe l’électricité à partir de l’acier, ArcelorMittal y pense

LUXEMBOURG - Les déperditions de chaleur lors de la production d’acier peuvent être mises à profit.

par
Mathieu Vacon
Les fumées d’un four d’ArcelorMittal Belval alimentent déjà en grande partie le réseau de chauffage urbain du quartier.

Les fumées d’un four d’ArcelorMittal Belval alimentent déjà en grande partie le réseau de chauffage urbain du quartier.

Editpress

«Si on prend un four électrique d’ArcelorMittal à Belval ou Differdange, il a une puissance installée qui correspond à la consommation de la ville de Luxembourg». Roland Bastian, Head of Country Luxembourg ArcelorMittal, ne cache pas cette réalité pas forcément flatteuse en ces temps où l’on en appelle plus que jamais à la sobriété, et l’illustre même de façon parlante: la sidérurgie est une industrie très énergivore et le géant mondial du secteur en est bien conscient.

Le groupe basé au Luxembourg a déjà engagé des initiatives de réduction de consommation avec un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Un cap que les équipes au Luxembourg comptent bien atteindre avant. ArcelorMittal Luxembourg travaille ainsi en partenariat depuis fin 2019 avec le Luxembourg institute of science and technology (LIST) sur l’amélioration de l’efficacité énergétique de ses sites. Les chercheurs ont présenté mardi un outil qui identifie et calcule les déperditions de chaleur lors du processus de production.

«Voir où les implémentations techniques de récupération de chaleur sont possibles»

Elles peuvent se nicher dans les fumées dégagées ou «lors du refroidissement de semi-produits ou de produits finis chauffés à des températures bien au-delà de 1 000 degrés, qui vont ensuite refroidir l’air ambiant», restitue Roland Bastian.

«Il s’agit maintenant de voir où les implémentations techniques de récupération de chaleur sont possibles et trouver des utilisations, complète Alex Bertrand, chercheur au LIST dans le domaine de l’énergie. Produire de l’électricité serait une autre possibilité, mais pour l’instant, les solutions ne sont pas assez rentables pour faire ce genre d’implémentation». L’outil de calcul, en «open source», peut servir à d’autres industries et même, dans une version simplifiée, à de petites unités.

Ton opinion

7 commentaires