Selon Arnaud Montebourg – ArcelorMittal aurait fait une fleur à la France
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Selon Arnaud MontebourgArcelorMittal aurait fait une fleur à la France

Le ministre français du Redressement productif a défendu, jeudi, son bilan en matière sociale, assurant avoir, pour Florange, reçu un délai non obtenu par le Luxembourg et la Belgique.

Selon Arnaud Montebourg, le ministère du Redressement productif a en charge la gestion de 130 dossiers, soit quelque 250 000 emplois potentiellement menacés.

Selon Arnaud Montebourg, le ministère du Redressement productif a en charge la gestion de 130 dossiers, soit quelque 250 000 emplois potentiellement menacés.

AFP

Selon le ministère du Redressement productif, le nombre de dossiers d'entreprises en difficulté traité par le ministère n'a cessé de croître: il s'élève à 130 et concerne 25 000 emplois. Le 7 octobre, Arnaud Montebourg avait indiqué que depuis son arrivée au gouvernement, son ministère avait traité 119 dossiers, ce qui avait permis de préserver environ 15 000 emplois pour près de 5 000 perdus.

«Ce sont des chiffres très précis qui correspondent à la réalité de notre travail, donc je continue» à communiquer, a assuré le ministre, récusant l'idée que ces données soient invérifiables. «Dans une période de crise et d'affaissement, on me reprocherait mon inaction, mon silence», a insisté M. Montebourg, évoquant «une mobilisation nationale en faveur» de l'outil industriel du pays. «Les dossiers que nous comptabilisons sont des dossiers qui sont entrés chez moi avec des difficultés et qui sont sortis, soit parce qu'il y a eu un krach et que (les entreprises) sont tombées en faillite, soit parce que l'entreprise a repris sa vie et n'a plus besoin de nous», a expliqué le ministre.

Le groupe a «refusé à tous les pays, le Luxembourg, la Belgique, ce qu'il a accordé à la France»

«Ces dossiers là, c'est la vie quotidienne et ça montre le nombre de difficultés», a fait valoir M. Montebourg, expliquant qu'il s'agissait souvent de «dossiers modestes, peu connus», les cas des grands groupes comme Sanofi, PSA ou encore ArcelorMittal ne figurant pas dans ces chiffres. Parmi les différents modes d'action du gouvernement, il a cité l'intervention auprès de banques privées, de cocontractants ou encore auprès du Fonds stratégique d'Investissement (FSI). Concernant les autres grands dossiers sociaux où des emplois sont menacés, M. Montebourg a également défendu son action.

Il a notamment évoqué le cas de Sanofi (914 postes voués à la suppression), se félicitant d'avoir obtenu l'engagement qu'il y aurait «zéro licenciements», un point qui n'avait pas semblé contenter les syndicats. Au sujet d'ArcelorMittal, qui a annoncé la fermeture définitive des hauts-fourneaux de Florange (629 emplois directement menacés), il a souligné que le groupe avait «refusé à tous les pays, le Luxembourg, la Belgique, ce qu'il a accordé à la France», c'est-à-dire un délai pour trouver un repreneur, celui-ci courant jusqu'au 1er décembre. Il a jugé ce délai «raisonnable et réaliste».

«Pour moi, Florange et Saint-Jean-de-Maurienne, c'est la même histoire»

Évoquant le cas de cette entreprise et celui de l'usine d'aluminium du groupe Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie (600 emplois), également à la recherche d'un repreneur, il a affirmé que «l'acier et l’aluminium français sont deux dévastations industrielles des dix dernières années». «On a laissé prendre nos installations industrielles dans l'acier et l’aluminium, par des groupes transnationaux à but financier», et «disposant d'un poids tel sur les marchés qu'ils peuvent considérer la France comme quantité négligeable», a déploré le ministre.

«Pour moi, Florange et Saint-Jean-de-Maurienne, c'est la même histoire», a-t-il dit, affichant toutefois son optimisme quant aux possibilités de reprise. Enfin, sur son interventionnisme tous azimuts, raillé notamment par la présidente du Medef Laurence Parisot, il a jugé que c'était «une accusation fondée, justifiée et même honorable».

(L'essentiel Online/AFP)

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