Avenir de Florange – ArcelorMittal doit accepter de céder tout le site

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Avenir de FlorangeArcelorMittal doit accepter de céder tout le site

FLORANGE - ArcelorMittal doit «accepter d'envisager» la cession de tout le site de Florange, et non la simple portion qu'il veut fermer, ont affirmé vendredi Arnaud Montebourg et Michel Sapin.

Début octobre, le géant de la sidérurgie ArcelorMittal annonçait l'arrêt des deux hauts-fourneaux de Florange.

Début octobre, le géant de la sidérurgie ArcelorMittal annonçait l'arrêt des deux hauts-fourneaux de Florange.

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ArcelorMittal doit «accepter d'envisager» la cession de l'ensemble du site de Florange, et non la simple portion qu'il veut fermer, ont affirmé vendredi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et le ministre du Travail et de l'Emploi Michel Sapin. Dans un communiqué conjoint, les deux ministres déclarent partager «le même but pour le site de Florange», alors que M. Sapin avait nuancé ce matin les propos de M. Montebourg sur un éventuel contrôle temporaire du site par l’État, en affirmant que l'époque des nationalisations était révolue. La veille, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a évoqué «un contrôle public temporaire» du site de Florange (Moselle).

À une semaine de la date limite pour le dépôt d'éventuelles candidatures à la reprise des hauts-fourneaux, le ministre du Travail, Michel Sapin, a expliqué sur LCI que «la bonne solution, c'est d'examiner les propositions faites par d'autres entreprises pour faire en sorte que ArcelorMittal accepte de vendre à pas cher (...) et de manière qui soit cohérente, de manière qui soit tenable». «Alors si ensuite il y a une période de transition entre aujourd'hui et après-demain, pourquoi pas, mais on n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie», a conclu le ministre, interrogé sur les propos du ministre du Redressement productif évoquant «un contrôle public, même temporaire» du site mosellan.

Selon M. Sapin, «ce que voulait exprimer Arnaud Montebourg, c'est la volonté gouvernementale qu'il y ait une solution pour qu'on continue à faire fonctionner les hauts-fourneaux, qu'on continue à fabriquer de l'acier». Début octobre, le géant de la sidérurgie ArcelorMittal annonçait l'arrêt des deux hauts-fourneaux de Florange, laissant 60 jours au gouvernement français pour trouver des repreneurs. Mercredi, M. Montebourg a annoncé que le gouvernement avait reçu «deux offres et marques d'intérêt» pour le site, mais dans un «périmètre plus large que celui octroyé par Mittal» et demandait à ce dernier d'aller plus loin. Il réclamait à Mittal d'inclure dans la cession non seulement la filière liquide, qu'ArcelorMittal souhaite fermer, mais également les autres installations, notamment de traitement et finition de l'acier, dont le groupe ne souhaite pas se séparer.

(L'essentiel Online/AFP)

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