Entreoprise au Luxembourg – ArcelorMittal va investir 70 millions à Differdange

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Entreoprise au LuxembourgArcelorMittal va investir 70 millions à Differdange

DIFFERDANGE - Le groupe de sidérurgie a présenté ce jeudi deux investissements majeurs pour l'usine spécialisée dans la fabrication de poutrelles en acier.

La dresseuse à galets doit permettre «d'augmenter significativement» l'efficacité du processus de production des poutrelles en acier.

La dresseuse à galets doit permettre «d'augmenter significativement» l'efficacité du processus de production des poutrelles en acier.

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«Nous nous battons sur un marché mondial. Nous devons donc être compétitifs pour demain». Thomas Georges, PDG d'ArcelorMittal Differdange (700 salariés), en a dévoilé jeudi les derniers investissements majeurs, en présence du Grand-Duc héritier Guillaume et de Franz Fayot, le ministre LSAP de l'Économie. «70 millions d'euros doivent être investis entre 2021 et 2025», note Thomas Georges.

Le site de Differdange va notamment accueillir à partir de 2022 un procédé de traitement thermomécanique amélioré qui vise à créer des poutrelles en acier d'une qualité «exceptionnelle». Montant du projet? 8,5 millions d'euros. En outre, ArcelorMittal Differdange a pu mettre en marche en 2020 une nouvelle dresseuse à galets, qui permet «d'augmenter significativement» l'efficacité du processus de production. Initié en 2018, le projet a coûté au total 40 millions d'euros.

Pour rappel, le 25 janvier dernier, un accord a été conclu entre le gouvernement, les partenaires sociaux et ArcelorMittal Luxembourg. Il prévoit la suppression de 536 postes d’ici 2025, ramenant les effectifs à 3 000 salariés. En parallèle, 165 à 205 millions d’euros d’investissement ont été annoncés dans les usines de Belval, Differdange, Rodange et Bissen. Ils doivent permettre d'«assurer la pérennité» du secteur dans le pays, dans un contexte difficile. Le sidérurgiste est en effet non seulement confronté à l'impact de la crise sanitaire (commandes en berne dans la construction ou dans l'automobile), mais aussi aux surcapacités mondiales d’acier et à la hausse des prix des matières premières.

(Olivier Loyens/L'essentiel )

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