Arche de Zoé: ils ont quitté le Tchad

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Arche de Zoé: ils ont quitté le Tchad

Les six membres de l’association, condamnés mercredi à huit ans de travaux forcés à N'Djamena pour "tentative d'enlèvement d'enfants" ont décollé à la mi-journée. Direction la France.

Ils ont quitté le sol tchadien à bord d'un avion.

"J'ai répondu favorablement à la demande de transfèrement de la France ce (vendredi) matin", a déclaré à l'AFP le ministre tchadien de la Justice, Albert Pahimi Padacké. "Plus rien ne s'oppose plus à leur départ", a-t-il ajouté.

L’information a été communiquée par des sources judiciaires sous le couvert de l'anonymat. Un avocat, partie au procès, a indiqué à l'AFP avoir été prévenu officiellement que le départ aurait lieu vendredi.

Un représentant du Parquet général de N'Djamena, un responsable de l'Administration pénitentiaire tchadienne, six gendarmes tchadiens, un avocat des parties civiles et un représentant des parents des familles des 103 enfants que l'association L'Arche de Zoé entendait emmener en France depuis l'est du Tchad, doivent accompagner les condamnés, a précisé cette source.

Huit agents de l'Administration pénitentiaire française sont arrivés jeudi soir par le vol régulier d'Air France en provenance de Paris, a par ailleurs constaté un journaliste de l'AFP.

La convention judiciaire franco-tchadienne du 6 mars 1976 permet à un ressortissant d'un des deux Etats ayant été condamné dans l'autre d'effectuer sa peine dans son Etat d'origine, s'il est d'accord et que cet Etat en fait la demande.

A noter que les membres de l’association font la grève de la faim et de la soif depuis l’annonce de leur condamnation.

MC avec AFP

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