Concert à l'Atelier – Archive, un set tout en ruptures ombrageuses

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Concert à l'AtelierArchive, un set tout en ruptures ombrageuses

LUXEMBOURG - Le collectif londonien à noyé l'Atelier sous un rock progressif saturé d'humeurs sombres, mardi soir.

C'est sur «Feel it» tiré de son nouvel album «Restriction» que les Londoniens d'Archive ont entamé leur set, mardi soir, à l'Atelier, devant une salle comble. La bande à Darius Keeler et Danny Griffiths a procédé à une attaque en règle qui donnera le ton du reste de la soirée. Sans préambule aucun la batterie frappe à un rythme effréné, Dave Pen est accroché à son micro. Il prendra rapidement la guitare pour laisser la place à la blonde Holly Martin. Sa voix douce et planante sur le classique de la fin des années 90, «You make me feel», est une accalmie au milieu du déluge sonore qui se déverse des cordes et des claviers. Pollard Berrier prendra ensuite la place sur pour un jeu de chaise musical sans fin. C'est l'avantage d'un collectif.

L'humeur du set est changeante elle passera d'une nostalgie gris foncé au désespoir le plus noir. Avec quelques éclaircies pour enfoncer le clou. Le public de trentenaires, bien qu'assez statique, à l'air ravi. Une rupture en milieu de set le sortira de sa torpeur. D'un seul coup, le jeu se fera plus nerveux, haché, colérique. Sur leurs claviers Darius Keeler et Danny Griffiths enchaîneront les répétitions de notes entêtantes. Le titre «Violently» prendra des airs électroniques presque dansants.

Les formes abstraites, les gros plans de scène en clair obscur et les silhouettes inquiétantes projetées sur l'écran en arrière fond renforceront l'impression d'être dans une bulle. Après près de 2h de set, Archive quittera la scène comme il est arrivé, presque sans un mot.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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