Etienne Schneider – «Arrêtons donc de gémir sur notre sort!»

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Étienne Schneider«Arrêtons donc de gémir sur notre sort!»

LUXEMBOURG - Le ministre de l'Économie a fait le point sur la situation économique en Europe et au Luxembourg, à l'occasion de l'inauguration de la foire de Printemps.

Étienne Schneider a déclaré qu’il fallait poursuivre la politique de diversification économique du pays.

Étienne Schneider a déclaré qu’il fallait poursuivre la politique de diversification économique du pays.

Editpress

La crise n'est pas de l'histoire ancienne mais Étienne Schneider, ministre de l'Économie, a refusé de céder au pessimisme dans son discours d'inauguration de la Foire de Printemps ce samedi. «Aujourd’hui, je n’ose pas encore annoncer la fin de la crise. Pourtant, de nombreux indicateurs me permettent une lecture résolument optimiste de la situation économique», a-t-il souligné.

Pour rappel, la croissance dans l'Union européenne devrait s'établir à 1,8% en 2015, voire 2,5% en 2016. Au Luxembourg, elle sera cette année «bien supérieure à 3%», a assuré le ministre LSAP. Il a également indiqué vouloir impulser le «Luxembourg 3.0», soit une poursuite de la politique de diversification économique décidée il y a dix ans.

Des risques géopolitiques

«Se plaindre des déficits publics est devenu le mantra des politiciens en Europe. Je rappelle que le déficit public américain est deux fois plus élevé que celui de la zone euro», a souligné le ministre avant de lancer: «Arrêtons donc de gémir sur notre sort! Cessons de nous dénigrer nous-mêmes!»

Le vice-Premier ministre a toutefois rappelé les risques qui pèsent sur l'économie nationale et européenne. «Il est vrai que cette embellie se base sur des éléments conjoncturels fortuits, comme la baisse impressionnante du cours du pétrole qui a allégé la facture énergétique des entreprises et des ménages», a-t-il indiqué. Le ministre a également évoqué la menace d'éclatement de la zone euro (crise grecque et "Brexit") et les risques géopolitiques comme le conflit à la frontière entre la Russie et l’Ukraine ou encore le terrorisme au Proche-Orient. Des risques qui pourraient peser sur la conjoncture économique.

(FR/L'essentiel)

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