Union européenne – Asselborn demande que la Hongrie sorte de l'UE

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Union européenneAsselborn demande que la Hongrie sorte de l'UE

LUXEMBOURG - Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a appelé mardi à l'exclusion de la Hongrie de Viktor Orban de l'Union européenne.

Jean Asselborn a une nouvelle fois dénoncé l'attitude de la Hongrie.

Jean Asselborn a une nouvelle fois dénoncé l'attitude de la Hongrie.

AP

Dans un entretien publié mardi dans le journal allemand Die Welt, Jean Asselborn s'est une nouvelle fois montré intraitable avec la Hongrie. «Nous ne pouvons pas accepter que les valeurs fondamentales de l'Union européenne soient massivement bafouées», a soutenu le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères.

«Des gens tels qu'Orban ont conduit à ce que l'UE donne l'image d'une Union qui ose à l'extérieur défendre des valeurs qu'elle n'est plus capable de maintenir à l'intérieur» du bloc, a déploré Jean Asselborn, à quelques jours d'un sommet des dirigeants européens à Brastilava sur l'avenir du projet européen.

Changer les règles d'exclusion

«Ceux qui, comme la Hongrie, bâtissent des clôtures contre des réfugiés de guerre, qui violent la liberté de la presse ou l'indépendance de la justice, devraient être temporairement, voire même définitivement, exclus de l'UE», a-t-il insisté, ajoutant que l'exclusion est «la seule manière de préserver la cohésion et les valeurs de l'Union européenne».

Cette possibilité d'exclusion pour violations des valeurs fondamentales du bloc est prévue dans les traités européens mais requiert l'unanimité des États membres, ce qui rend son application très difficile. «C'est le problème, et Orban le sait bien [...] cela aiderait si l'on pouvait changer les règles afin que l'exclusion d'un pays de l'UE ne requiert plus l'unanimité», a ajouté le ministre luxembourgeois.

Viktor Orban, qui tient un discours antimigrants virulent, organise en octobre un référendum sur le plan européen de répartition des réfugiés. Cette consultation marquera une nouvelle étape dans les rapports tendus du gouvernement Orban avec les institutions européennes qui, depuis son arrivée au pouvoir en 2010, lui ont régulièrement reproché de porter atteinte à l'état de droit et à l'équilibre des pouvoirs dans son pays.

(L'essentiel/AFP)

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