Conflit en Syrie – Asselborn durcit le ton sur l'offensive turque

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Conflit en SyrieAsselborn durcit le ton sur l'offensive turque

LUXEMBOURG - Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères a réclamé vendredi un débat sur l'offensive de la Turquie dans le nord de la Syrie contre les forces kurdes.

Les forces kurdes ont aidé la coalition internationale dans la lutte contre l'EI.

Les forces kurdes ont aidé la coalition internationale dans la lutte contre l'EI.

AFP

«L'Otan est un club où l'on respecte les valeurs démocratiques. Lorsqu'il y a des nuages, il faut un débat», a expliqué le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères au siège de l'Alliance à Bruxelles. «Il faut pouvoir parler librement de tout problème qui se passe au sein de l'Otan. Les réunions ministérielles ne sont pas une caisse d'enregistrement des discussions entre les ambassadeurs», a-t-il protesté.

Plusieurs membres de l'Otan considèrent que l'offensive turque dans le nord de la Syrie doit être discutée au sein de l'Alliance car elle est «un facteur de tensions et de préoccupations». Le sujet épineux- avait été évité lors de la réunion des ministres de la Défense de l'Alliance en février. Mais la décision du président turc de poursuivre les opérations militaires pour déloger les forces kurdes du nord de la Syrie après avoir expulsé les Unités de protection du peuple (YPG), bras armé des Forces démocratiques syriennes (FDS), de la ville d'Afrine, a provoqué la colère du ministre luxembourgeois.

«Les kurdes des YPG ont aidé la coalition internationale et les forces américaines, ils ont libéré la ville de Raqa. On ne peut pas faire l'amalgame avec des terroristes», a-t-il dénoncé. La milice kurde des YPG, est classée «terroriste» par Ankara mais est une alliée importante de Washington dans la lutte contre l'EI. Des troupes américaines, qui continuent de soutenir les combattants kurdes dans la lutte contre l'EI, sont actuellement stationnées à Minbej, à une centaine de kilomètres à l'est d'Afrine. Jean Asselborn a assuré avoir reçu le soutien de beaucoup de ses collègues.

(L'essentiel/afp)

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