En Indonésie – Atlaoui ne devrait pas être exécuté prochainement

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En IndonésieAtlaoui ne devrait pas être exécuté prochainement

METZ/JAKARTA - Le parquet général d'Indonésie a indiqué qu'aucune nouvelle exécution de condamnés à mort n'était prévue. Le Messin est toujours dans le couloir de la mort.

Plusieurs manifestations ont eu lieu pour soutenir Serge Atlaoui. Ici devant la mairie de Metz, sa ville d'origine.

Plusieurs manifestations ont eu lieu pour soutenir Serge Atlaoui. Ici devant la mairie de Metz, sa ville d'origine.

AFP/Jean-christophe Verhaegen

L'exécution en avril de huit hommes en Indonésie (deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien), condamnés à la peine capitale pour trafic de drogue dans des affaires distinctes, avait provoqué de vives réactions internationales. Le Messin Serge Atlaoui, condamné lui aussi pour un trafic de drogue qu'il a toujours nié, devait initialement être exécuté en même temps que les huit, mais son nom avait été retiré de la liste au dernier moment, sur fond d'initiatives diplomatiques de la France. La Philippine Mary Jane Veloso, également dans le couloir de la mort pour trafic de drogue, avait elle aussi échappé à une exécution à la dernière minute.

Interrogé par l'AFP pour savoir si de nouvelles exécutions étaient prévues, Amir Yanto, porte-parole du parquet général qui gère ce dossier, a répondu par la négative: «Non, il n'y a rien de prévu en ce sens jusqu'ici». M. Yanto a souligné que les autorités indonésiennes se concentraient maintenant sur l'économie, dont le président Joko Widodo a fait une priorité. L'Indonésie multiplie les initiatives pour attirer les investisseurs étrangers et relancer la première économie d'Asie du Sud-Est, en phase de ralentissement.

Arrêté en 2005 et condamné à mort deux ans plus tard, Serge Atlaoui a épuisé tous les recours juridiques pour éviter une exécution, mais les avocates du Français avaient indiqué précédemment envisager d'autres procédures. Incarcéré depuis dix ans dans un complexe pénitentiaire surnommé «l'Alcatraz indonésien», le Français, soudeur de profession, affirme qu'il n'a fait qu'installer des machines industrielles dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique, et qui abritait en réalité un laboratoire clandestin d'ecstasy.

(L'essentiel/AFP)

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