Foot - Espagne – Atletico-Real, où l'éternel besoin de revanche

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Foot - EspagneAtletico-Real, où l'éternel besoin de revanche

Les deux clubs madrilènes enchaînent les confrontations directes et ne digèrent pas la défaite. Prochain rendez-vous: ce samedi.

Marcelo (Real) réconforte Griezmann (Atletico), lors de la finale de la Ligue des Champions, en mai dernier.

Marcelo (Real) réconforte Griezmann (Atletico), lors de la finale de la Ligue des Champions, en mai dernier.

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A toi, à moi, à... nous deux! L'Atletico Madrid reçoit le Real Madrid samedi soir, lors de la 12e journée du Championnat d'Espagne pour une énième revanche entre deux voisins dont l'ultime affrontement remonte à la finale de la Ligue des champions en mai. Si la revanche est un lieu commun en football, l'«Atleti» et le Real l'ont élevé au rang de l'éternel recommencement, avec 12 derbies madrilènes disputés en l'espace de deux ans et demi, soit un match environ tous les deux mois!

Entre l'équipe de Diego Simeone (3e, 21 pts) et celle de Zinédine Zidane (1re, 27 pts), il y a bien entendu trois points cruciaux pour la suite du championnat qui sont en jeu samedi. Mais il y a bien plus que cela: l'idée d'une querelle à régler, ancienne mais devenue extrêmement vivace. «Ce n'est pas un match comme les autres, étant donné la faible distance qui nous sépare», a résumé cette semaine Gabi, capitaine de l'Atletico. Samedi, lui et les «Colchoneros» auront soif de vengeance pour le dernier derby en Liga dans l'antique stade Vicente-Calderon, au bord du fleuve Manzanares, avant leur déménagement dans une nouvelle enceinte l'an prochain.

Avantage à l'Atletico

Les mois ont passé, mais pas l'amertume d'une deuxième finale de la Ligue des Champions perdue en l'espace de trois saisons, et toujours face au même adversaire: le Real Madrid. «Pour moi, cela a été comme une mort, et toute mort implique une période de deuil», a résumé Simeone en juillet. Zidane, lui aussi, garde sans doute un mauvais souvenir de son tout premier derby à la tête du Real, perdu 1-0 sur un but d'Antoine Griezmann en février. A ce jour, l'Atletico reste la dernière équipe à avoir fait mordre la poussière au Real de Zidane en Liga, invaincu par ailleurs depuis 28 matchs officiels consécutifs.

D'ailleurs, sur les 12 derniers derbies disputés, l'équipe merengue n'a vaincu son adversaire «rojiblanco» que trois fois. Et encore: les deux finales de Ligue des Champions sont allées au-delà du temps réglementaire. En outre, l'Atletico est invaincu face au Real en Liga depuis 2013. Bref, ce 214e derby de l'histoire oppose deux séries d'invincibilité. Et à moins d'un match nul, l'une d'elle prendra fin samedi. C'est peut-être l'Atletico qui a le plus à perdre: il pourrait se trouver relégué à neuf longueurs du leader en cas de défaite, ce qui représente en principe un gouffre presque insurmontable en Liga.

Gameiro impatient

«C'est le genre de matchs que tout le monde veut jouer et cela va être un grand soir au Calderon», s'est réjoui l'attaquant français de l'Atletico Kevin Gameiro. Mais, entre ces deux équipes qui se connaissent sur le bout des doigts, plusieurs inconnues subsistent. Griezmann, meilleur buteur de l'Atletico cette saison (8 buts), est-il suffisamment remis d'une récente blessure au pied gauche? Côté Real, Cristiano Ronaldo, qui n'est plus qu'à deux buts du record d'Alfredo Di Stefano dans le derby madrilène (17 buts), a-t-il rejeté derrière lui son début de saison mitigé? Sans Toni Kroos (pied), sans Alvaro Morata (cuisse) et probablement sans Casemiro ni Pepe, c'est Zidane qui a le plus de travail. Et des incertitudes subsistent autour de la forme de Sergio Ramos et Karim Benzema, qui reviennent tout juste de blessure.

Ce derby ressemble à un gros test pour «Zizou» (44 ans), qui aborde peut-être l'enchaînement de matchs le plus compliqué de sa jeune carrière: match couperet mardi contre le Sporting Portugal en C1, puis clasico face au FC Barcelone le 3 décembre, puis probable «finale» de poule en C1 contre Dortmund et enfin Mondial des clubs mi-décembre. En attendant, le Barça (2e, 25 pts) espère profiter du choc entre ses deux rivaux madrilènes pour se rapprocher de la tête: l'équipe de Luis Enrique peut prendre provisoirement les commandes samedi après-midi en cas de succès au Camp Nou contre Malaga (16h15). Même sans Luis Suarez, suspendu pour accumulation de cartons jaunes, et malgré une infirmerie toujours bien garnie (Iniesta, Umtiti...), l'occasion est belle pour les Barcelonais alors qu'approche le clasico. Une autre histoire de revanche permanente...

(L'essentiel/nxp/afp)

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