Concert à la Rockhal – Au bon vieux temps, avec Louise

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Concert à la RockhalAu bon vieux temps, avec Louise

ESCH-BELVAL - Pour son retour sur scène, le groupe français a fait parler ses émotions.

tom di Maggio

Revoir Louise Attaque sur scène, c’est comme retrouver un bon pote après s’être un peu perdus de vue. Une dizaine d’années tout de même. Il y avait pas mal de choses à partager. Le groupe, qui avait égayé la scène musicale française dès la fin des années 90, a d’ailleurs prévenu le public de la Rockhal, jeudi soir: «Vous avez toute la nuit?». Presque.

Non, «Ton invitation» n’a pas été acceptée par erreur, Louise. On a d’abord pris des nouvelles du présent. De ce nouvel album, «Anomalie» et de son titre éponyme qui te montrent plus grave, plus mature. Il y a également la voix de Gaëtan Roussel, posée, parfois fragile. Ces mélodies et puis ce ton flirtant avec la mélancolie. Certainement, comme tu le dis, à cause de «L’insouciance» qui nous fuit. Ou parce que «la vie, c’est toujours "tombe"» («La chute»). Mais il y a ces accents pop que l’on te connaissait peu. Et ces élans de violon, plus contenus, mais si distinctifs et entraînants. Tu as quand même gardé le goût de la fête, Louise.

Forcément, il fallait bien évoquer le passé. «Léa», elle est là depuis le début. Et n’a pas pris une ride. «Et toi, tu penses quoi? Tu dis rien!». Que c’est plus en retenue. Pas grave, on replonge avec entrain dans «Les nuits parisiennes». Et puis, il y a toujours cette promesse originelle dans «J’t’emmène au vent»: «Et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel». C'est pas faux. Tâchons de se revoir plus vite, Louise.

(Mathieu Vacon /L’essentiel)

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