Sondage – Au Luxembourg, le nombre de fumeurs ne baisse pas

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SondageAu Luxembourg, le nombre de fumeurs ne baisse pas

LUXEMBOURG - La Fondation Cancer déplore une stagnation du nombre de fumeurs dans le pays. Raison pour laquelle «une augmentation significative des prix est nécessaire».

Le prix du paquet de cigarettes au Luxembourg est inférieur à celui des pays voisins.

Le prix du paquet de cigarettes au Luxembourg est inférieur à celui des pays voisins.

AFP/Jean-christophe Verhaegen

D'après un sondage TNS-Ilres effectué auprès de 4 225 personnes âgées de 15 ans et plus, le nombre de fumeurs a légèrement augmenté au Luxembourg entre 2016 et 2017, pour atteindre 21%. C'est un point de plus que l'année précédente.

S'il est difficile de tirer des conclusions sur une telle variation, la Fondation Cancer regrette une réelle stagnation depuis cinq ans. L'étude avait révélé le même pourcentage de fumeurs en 2013, 2014 et 2015.

Différentes tendances apparaissent toutefois dans le détail de l'enquête. Premièrement, les jeunes fumeurs sont moins nombreux que l'année précédente. 22% des 18-24 ans fumaient en 2017, contre 26% en 2016. «Une bonne nouvelle», pour la Fondation Cancer, qui déplore tout de même le fait que les fumeuses sont plus nombreuses que les fumeurs à cet âge (24% contre 21%).

55% des fumeurs veulent arrêter

Les personnes âgées de 25 à 34 ans restent les plus nombreuses à consommer du tabac (27%). «C'est à ce moment-là que l'on fonde une famille. Les enfants en bas âge sont alors les témoins involontaires de ce modèle», fait remarquer la Fondation Cancer.

Au rang des évolutions positives, 55% des fumeurs souhaitent arrêter la cigarette. Une volonté qui s’accompagne le plus souvent d'une diminution de la consommation, puisque la moitié des fumeurs interrogés consomment moins de dix cigarettes par jour. «Mais le nombre d'années de tabagisme a plus d'impact sur la santé que la quantité fumée», note la Fondation Cancer.

La shisha, plus qu'une mode

L'addiction au tabac demeure problématique pour une partie de la population. 16% des résidents fument tous les jours. C'est un point de plus qu'en 2016.

Et les modes de consommation évoluent. Les adeptes de la shisha sont plus nombreux. Un quart des jeunes de 15 à 24 ans en consomment régulièrement. À noter qu'1,2% des répondants fument la cigarette électronique. Le plus souvent en complément de la cigarette classique (64%).

Au vu de toutes ces statistiques, la Fondation Cancer ne souhaite pas relâcher la pression en matière de revendications: «Nous militons pour une augmentation significative du prix des cigarettes. C'est ainsi que le taux de tabagisme chez les adolescents peut être réduit».


(Thomas Holzer/L'essentiel)

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