Au Luxembourg – Au moins cinq prostituées ont quitté le milieu
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Au LuxembourgAu moins cinq prostituées ont quitté le milieu

LUXEMBOURG - Quinze personnes ont suivi le programme EXIT lancé en 2015, afin de quitter le milieu de la prostitution. Seules cinq d'entre elles ont réussi.

Actuellement, deux prostitué(e)s suivent le programme EXIT et sont sur le point de réussir de réintégrer le marché du travail.

Actuellement, deux prostitué(e)s suivent le programme EXIT et sont sur le point de réussir de réintégrer le marché du travail.

AFP

Quitter le milieu de la prostitution, une décision «pas facile», souligne Taina Bofferding (LSAP), ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes. Interrogé dans une question parlementaire sur le programme EXIT mis sur pied en octobre 2015, dans le cadre du plan d'action national «Prostitution», Taina Bofferding indique que quinze personnes se sont présentées auprès du service DropIn de la Croix-Rouge pour ne plus vendre leur corps.

«Trois candidat(e)s n'ont pas rempli les conditions préalables pour commencer le programme, égrène la ministre. Cinq prostitué(e)s ont réussi à quitter durablement le milieu de la prostitution. Actuellement, deux prostitué(e)s suivent le programme EXIT et sont sur le point de réussir de réintégrer le premier marché du travail. Cinq candidat(e)s ont abandonné le programme en cours de route et sont retournés dans la prostitution». Taina Bofferding souligne qu'au delà du programme Exit, certaines prostitué(e)s réussissent à quitter le milieu par leurs propres efforts ou grâce à l'aide
d'anciens clients.

Difficile de réintégrer les candidat(e)s

Quoi qu'il en soit, les limites de réussites du programme s'expliquent par la difficulté de réintégrer les candidat(e)s sur le marché du travail. «Les lacunes linguistiques, les différences culturelles, les déficiences au niveau des formations
allant de l'analphabétisme jusqu'aux difficultés de reconnaissance des diplômes ne sont que quelques éléments compromettant souvent les réussites individuelles», note la ministre. Sans oublier d'autres problèmes rencontrées en cours de route, comme la situation précaire du logement et la lenteur de certaines démarches administratives (telles que la demande d'obtention du revenu d'inclusion sociale).

Afin de réduire la prostitution au Luxembourg, et notamment dans le quartier de la Gare, dans la capitale, le service DropIn projette de créer un site Internet et de lancer une offensive sur les réseaux sociaux pour encore mieux informer sur ses services.

(ol/L'essentiel)

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