Jérusalem: Au moins un mort et 15 blessés dans deux «attaques» à la bombe

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JérusalemAu moins un mort et 15 blessés dans deux «attaques» à la bombe

Deux explosions sont survenues à deux stations de bus distinctes, mercredi, à Jérusalem.

par
Sara Lima
Des soldats israéliens marchent après l’explosion.

Des soldats israéliens marchent après l’explosion.

AFP

Au moins un homme est décédé et une quinzaine de personnes ont été blessées, mercredi matin, dans deux explosions à des stations de bus de Jérusalem, considérées comme des «attaques» par la police, ont indiqué les secouristes.

Dans un premier temps, une explosion à un arrêt de bus à la sortie de Jérusalem a fait douze blessés, dont deux grièvement, et une seconde à une autre station a démoli un autocar et fait trois blessés, selon des secouristes, alors que la police israélienne a qualifié ces deux explosions d’«attaques». Depuis lors, un homme est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital.

«Le prix des crimes et des agressions»

Un photographe de l’AFP présent sur les lieux de la première explosion a indiqué que la déflagration avait percé une clôture métallique derrière l’arrêt de bus, avec un scooter électrique et un chapeau posés au sol. Et alors que la police était sur les lieux, une autre explosion a été entendue à une courte distance, selon le photographe.

Dans la foulée d’attaques meurtrières en Israël en mars et avril derniers et d’autres attaques qui ont suivi, l’armée israélienne a mené plus de 2000 raids en Cisjordanie. Ces raids, et les heurts qui y sont parfois associés, ont fait plus de 125 morts palestiniens, le bilan le plus lourd depuis sept ans, selon l’ONU.

Sans revendiquer les attaques de Jérusalem, le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, les a «saluées», les considérant dans un communiqué comme «le prix des crimes et des agressions» d’Israël «contre notre peuple».

Dépouille enlevée

Plus tôt mercredi, l’armée israélienne a indiqué que la dépouille d’un civil israélien âgé de 18 ans décédé mardi d’un «grave accident de la route» en Cisjordanie occupée avait été «enlevée» dans l’hôpital de Jénine, bastion de factions armées dans le nord de la Cisjordanie, où son décès avait été prononcé.

Cet enlèvement n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, mais des sources locales ont indiqué à l’AFP que des combattants palestiniens dans un camp de réfugiés à proximité étaient à présent en possession du corps.

Les rapts d’Israéliens, morts ou vivants, ont déjà servi par le passé de monnaie d’échange par des groupes armés, afin de demander la libération de prisonniers ou le retour de corps de Palestiniens tués dans des affrontements et conservés par Israël.

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