Open de Luxembourg – «Aucune joueuse jusqu’ici n’a fait de caprices»
Publié

Open de Luxembourg«Aucune joueuse jusqu’ici n’a fait de caprices»

Directrice du BGL BNP Paribas Luxembourg Open, Danielle Koster-Maas évoque les petits et gros tracas de l’organisation d’un tournoi.

L’essentiel: Devez-vous faire face à des caprices de joueuses?

Pour organiser un tournoi, il faut gérer des petits et des grands problèmes. Cela dure neuf jours sans parler du montage et du démontage. Pendant cette durée, ce ne sont pas moins de 300 à 350 personnes (hors public) qui circulent. Cela impose de réserver les chambres, de s’arranger pour trouver des places. Mais nous sommes très expérimentés. Notre bureau est à la hauteur. Chez nous il n’y a pas de problèmes mais toujours des solutions.

Mais certaines joueuses sont-elles spécialement exigeantes?

Il arrive que certaines veuillent un court d’entraînement à telle heure mais ne l’obtiennent pas à temps. Ou que le linge d’une joueuse n’ait pas été lavé à la température qu’elle aurait souhaitée mais globalement jusqu’ici aucune ne fait de caprices. Elles sont très gentilles. Dans la salle de repos des joueuses, elles sont toutes très polies.

Les stars sont-elles plus difficiles à satisfaire que les autres?

Souvent, au contraire, les joueuses en qualification sont un peu plus difficiles. Elles doivent combattre pour gagner quelques points et gravitent dans un monde très dur. Avec des stars comme Venus Williams il n’y a aucun problème.

Comment les inciter à se sentir bien?

Nous mettons toutes nos forces à les voir non seulement comme des joueuses mais comme des êtres humains. Et nous sommes une équipe de bénévoles soudée qui prend du plaisir à aider le tournoi. Nous sommes tous derrière le projet. Et les fondations doivent être solides sinon la maison s’écroule.

Les joueuses s’intéressent-elles au Grand-Duché?

Oui, même si lorsqu’elles sont ici, elles s’entraînent beaucoup et sont très professionnelles. Mais beaucoup ont visité Luxembourg. Je me souviens notamment d’une visite guidée organisée à la demande d’Elena Dementieva.

Qu’est-ce qui vous a le plus marquée dans l’histoire du tournoi?

Une finale entre Arantxa Sanchez et Martina Navratilova. Nous étions comblés par ce match qui ressemblait à une finale du Grand Chelem. Et un personnage, Kim Clijsters, qui a gagné ici en sortant des qualifications en 1999 et est revenu cinq fois. Ce jeudi, elle sera là pour rencontrer ses fans au tournoi et donner des conseils à des jeunes (16h). Nous l’avons découverte alors qu’elle avait 13 ans et nous avons suivi toute sa carrière. Elle aura toujours une grande place dans notre cœur.

Recueilli par Nicolas Martin

Ton opinion