Ligue des Champions: Avant le Barça, comment l'Inter a dilapidé l'héritage de Conte

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Ligue des ChampionsAvant le Barça, comment l'Inter a dilapidé l'héritage de Conte

L'Inter Milan de Simone Inzaghi, qui reçoit le FC Barcelone mardi soir en Ligue des champions, est bien loin de celui d'Antonio Conte.

L'avenir de Simone Inzaghi à la tête de l'Inter devrait se décider dans les trois prochains matchs, deux contre le Barça et un face à Sassuolo.

L'avenir de Simone Inzaghi à la tête de l'Inter devrait se décider dans les trois prochains matchs, deux contre le Barça et un face à Sassuolo.

afp

Simone Inzaghi, arrivé l'an dernier sur le banc d'une Inter Milan façonnée par Antonio Conte, a dilapidé cet héritage et connaît ses premières grosses turbulences avant de recevoir le FC Barcelone dans un duel crucial en Ligue des champions, mardi (21h00) à San Siro. «Menacé? On l'est toujours, à chaque match, chaque semaine», a philosophé l'entraîneur de 46 ans samedi après une quatrième défaite en huit journées de Serie A, contre la Roma (1-2) de José Mourinho, le dernier à avoir emmené l'Inter - et un club italien - à la victoire en C1 (en 2010).

La réception de Barcelone apparaît comme le match qui peut orienter le destin européen des Nerazzurri. Les deux équipes ont perdu contre le Bayern Munich (l'Inter à San Siro, Barcelone en Bavière) et devraient se disputer le deuxième billet qualificatif pour les huitièmes, derrière le géant allemand.

Inzaghi avait jusqu'ici parfaitement repris les commandes de l'Inter d'Antonio Conte (2019-2021), revenue au sommet du football italien en mai 2021, avec le même système et la plupart de ses joueurs. Les départs de Romelu Lukaku, Achraf Hakimi et Christian Eriksen avaient été compensés par les arrivées d'Edin Dzeko, Denzel Dumfries et Hakan Calhanoglu.

«Grinta» perdue

Si l'Inter a dû laisser la saison dernière le scudetto à l'AC Milan, elle s'est consolée avec deux titres (Coupe et Supercoupe d'Italie) et s'est qualifiée pour les huitièmes de C1 pour la première fois depuis dix ans, éliminée avec les honneurs par Liverpool (0-2, 1-0). Mais depuis l'été, l'héritage Conte paraît avoir été gaspillé. L'Inter a perdu le fil et surtout les valeurs de son ex-entraîneur, aujourd'hui à Tottenham: la solidité défensive et la «grinta».

L'Inter a déjà pris treize buts en huit journées de championnat, inquiétant avant de recevoir le Barça et son artilleur Robert Lewandowski, nouveaux leaders de la Liga espagnole. Les Nerazzurri sont plombés par la fébrilité inédite du trio défensif composé de Stefan De Vrij, Alessandro Bastoni et Milan Skriniar, dont l'été a été perturbé par les négociations pour un transfert finalement avorté vers le PSG. «On doit encore travailler davantage sur les détails», prône Inzaghi, qui reconnaît qu'«on doit tous faire mieux, moi le premier».

Au-delà de la 9e place en championnat, le plus alarmant est sans doute une certaine passivité dans les vents contraires. À trois reprises lors des quatre derniers matches de championnat, contre l'AC Milan (2-3) dans le derby, à Udine (1-3) et contre la Roma, les Nerazzurri ont été rejoints puis dépassés après avoir ouvert le score.

Lukaku manque

L'absence de Romelu Lukaku, blessé à une cuisse fin août, continue notamment de peser lourd en attaque. Revenant star de l'été pour se relancer avant le Mondial-2022, après une saison compliquée à Chelsea, l'international belge n'a joué que trois matches (un but marqué). Espéré pour ce choc contre les Catalans, son retour devrait encore être repoussé.

Inzaghi ne cache donc pas être «inquiet», mais reste optimiste malgré le nouveau revers contre la Roma: «inquiet, je l'étais davantage après Udine, même si on a toujours le même nombre de points. Les joueurs m'ont donné une belle réponse. C'était certainement notre meilleur match depuis le début de la saison», a assuré l'ex-technicien de la Lazio. «Ce soir, j'ai revu mon Inter, qui a gagné deux trophées l'an dernier», a-t-il plaidé face aux critiques toujours plus fortes.

Une minute de silence avant les matchs européens cette semaine

(AFP)

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