Attaque chimique – Aya et Ahmad incarnent l'horreur en Syrie

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Attaque chimiqueAya et Ahmad incarnent l'horreur en Syrie

Les photos d'un jeune père de famille serrant dans ses bras ses jumeaux décédés à la suite de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun ont fait le tour du monde.

In this picture taken on Tuesday April 4, 2017, Abdul-Hamid Alyousef, 29, holds his twin babies who were killed during a suspected chemical weapons attack, in Khan Sheikhoun in the northern province of Idlib, Syria. Alyousef also lost his wife, two brothers, nephews and many other family members in the attack that claimed scores of his relatives. The death toll from a suspected chemical attack on a northern Syrian town rose to 72 on Wednesday as activists and rescue workers found more terrified survivors hiding in shelters near the site of the harrowing assault, one of the deadliest in Syria's civil war. (Alaa Alyousef via AP)

In this picture taken on Tuesday April 4, 2017, Abdul-Hamid Alyousef, 29, holds his twin babies who were killed during a suspected chemical weapons attack, in Khan Sheikhoun in the northern province of Idlib, Syria. Alyousef also lost his wife, two brothers, nephews and many other family members in the attack that claimed scores of his relatives. The death toll from a suspected chemical attack on a northern Syrian town rose to 72 on Wednesday as activists and rescue workers found more terrified survivors hiding in shelters near the site of the harrowing assault, one of the deadliest in Syria's civil war. (Alaa Alyousef via AP)

Khan Cheikhoun ressemblait à une ville fantôme lorsqu'un correspondant de Médecins sans frontières (MSF) s'y est rendu mercredi. Ses habitants sont sous le choc et des animaux morts gisent encore dans les rues. Une équipe portant masques et gants effectue des prélèvements dans un cratère causé par la frappe aérienne de mardi. «Je ne peux raconter ma souffrance qu'à Dieu (...) Les Européens ne peuvent rien faire, sauf condamner», témoigne Abdelhamid al-Youssef.

Ce jeune homme de 28 ans a perdu 19 membres de sa famille dont son épouse Dalal et ses deux enfants Ahmad et Aya, âgés de 9 mois. Une photo le montrant avec ses enfants morts dans les bras, écrasé par la douleur, a fait le tour des réseaux sociaux depuis mardi. «Dis au revoir mon bébé, dis au revoir», murmure le jeune homme à ses enfants.

Trente enfants figurent parmi les 86 civils ayant été tués à Khan Cheikhoun, selon le dernier bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Quelque 160 autres ont été blessés et transportés dans les hôpitaux de la province d'Idleb ou dans le sud de la Turquie.

«Odieux» selon Trump

«Ces actes odieux par le régime d'Assad ne peuvent pas être tolérés», a martelé le président Donald Trump, qui a reconnu que son «attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé». Car de «nombreuses lignes» ont été «franchies», a-t-il ajouté en faisant allusion à la «ligne rouge» que s'était fixée son prédécesseur Barack Obama, à propos des attaques chimiques du régime syrien. L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, est allée plus loin.

«Quand les Nations unies échouent constamment dans leur mission d'action collective, il y a des moments dans la vie des États où nous sommes obligés d'agir nous-mêmes», a-t-elle martelé au Conseil de sécurité, devant lequel elle a brandi ce qu'elle a présenté comme étant deux photos d'enfants victimes.

(L'essentiel/AFP)

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