Volonté de l'Occident – Bachar el-Assad bientôt en exil à Moscou?
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Volonté de l'OccidentBachar el-Assad bientôt en exil à Moscou?

Les Occidentaux cherchent à convaincre la Russie d'accorder l'asile politique au président syrien, après qu'un accord a été conclu samedi sur les principes d'une transition politique en Syrie.

«Les pays occidentaux, et en premier lieu, les États-Unis, tentent de manière active de persuader Moscou d'accueillir le dirigeant syrien et de lui accorder l'asile politique», indique le journal russe Kommersant, citant une source diplomatique russe. Mais, selon cette source, la Russie «n'avait pas et n'a pas pour projet d'accueillir» le président syrien. Une autre source a souligné au quotidien que Moscou ne soutenait pas personnellement Bachar el-Assad et estimait même faibles ses chances de rester au pouvoir.

«Nous ne défendons pas Assad», a ainsi déclaré une source proche du Kremlin. «Il y a peu de chance qu'il puisse rester au pouvoir, environ 10% de chance», a-t-elle renchéri. Contactée par Kommersant, une source diplomatique occidentale n'a elle ni confirmé ni démenti ces informations sur la volonté de l'Occident de voir la Russie accorder l'asile à Bachar el-Assad.

La Russie, alliée de longue date de la Syrie

Samedi à Genève, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe se sont accordés sur les principes d'une transition en Syrie, où la révolte contre le régime du président Bachar el-Assad s'est transformée en conflit armé.

Après la réunion, les membres du Groupe d'action sur la Syrie ont divergé sur l'interprétation de l'accord, les États-Unis estimant qu'il ouvrait la voie à l'ère «post-Assad», tandis que la Russie et la Chine, alliées du président Assad, réaffirmaient qu'il revenait aux Syriens de déterminer leur avenir. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a dès lors accusé mardi certains pays Occidentaux de chercher à «dénaturer» l'accord conclu à Genève. La Russie, alliée de longue date de la Syrie, a réitéré à plusieurs reprises que les puissances étrangères ne devaient pas décider des résultats de la transition dans ce pays en proie à une révolte qui a fait près de 16 000 morts en 15 mois.

(L'essentiel Online/AFP)

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