Racisme ordinaire – Banalisation des propos xénophobes en Italie

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Racisme ordinaireBanalisation des propos xénophobes en Italie

«Pas d'étrangers, ni d'animaux». Certaines agences immobilières
italiennes annoncent très clairement la couleur.

Un footballeur italien traité de «nègre de merde», des annonces immobilières qui stipulent «Pas d’animaux, pas d’étrangers», des immigrés agressés la nuit du Nouvel An: les comportements xénophobes se banalisent en Italie où certains évoquent même un «racisme institutionnel».

«La situation se dégrade. Tous les jours, un Noir se fait tabasser. On ne peut pas continuer comme ça», explique Gian Antonio Stella, journaliste spécialisé dans les mouvements de droite et auteur du livre «Nègres, tapettes, youpins & co. L’éternelle guerre contre l’autre».

Le «Noël blanc» organisé par un maire de la Ligue du Nord, parti anti-immigrés membre de la coalition de droite au pouvoir, a défrayé la chronique. L’opération visait à recenser les étrangers de Coccaglio (3 000 habitants) et à dénoncer les clandestins en préfecture. Des responsables de la Ligue du Nord ont aussi proposé de réserver des wagons de train ou des prestations sociales aux Italiens.

Pour Piero Soldini, responsable immigration au CGIL, le plus grand syndicat italien, tous ces propos relèvent d’un «racisme institutionnel et d’une banalisation des propos racistes» qui «produisent un racisme populaire et toléré au sein de la société». Les supporters de la Juventus Turin haïssent l’attaquant de l’Inter Milan Mario Balotelli. Il est italien d’origine ghanéenne.

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