Musique au Luxembourg – Bazooka Brooze veut exporter son rap

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Musique au LuxembourgBazooka Brooze veut exporter son rap

C’est le rappeur qui monte au Grand-Duché. À 23 ans, Bazooka Brooze nous parle de ses ambitions et de sa toute première mixtape.

«L’essentiel»: Quand as-tu débuté dans le rap?

Bazooka Brooze: J’étais en classe sportive puis, à 16 ans, je suis allé au Lycée de Belval. J’y ai rencontré Djingiz Kaan, qui m’a inspiré, et convaincu de rapper en luxembourgeois.

Quelles sont tes influences principales?

Eminem et 50 Cent au départ, puis le rap allemand, RAF Camora, Bushido, Sido. Mais aussi le rap français, néerlandais. Je n’ai pas de barrières. J’aime les images, le fait de pouvoir passer d’un univers gangster à celui de lover.

Comment s’effectue le choix de tes beats?

Je fonctionne à l’instinct. Je les trouve sur YouTube, si besoin je les achète, comme pour «Chu an da Hood». Je collabore aussi régulièrement avec Prodgregster38 et Nibobeatz.

Quel regard portes-tu sur la scène luxembourgeoise?

Au début, je disais oui à chaque collaboration. Avec Bandana, on se connaît et on devait bosser ensemble. En tout cas, je suis au top, le meilleur. Et je suis celui qui exportera le rap luxembourgeois.

Peux-tu nous parler de ta première mixtape?

Elle est composée de quatorze titres, dont deux collaborations. Il n’y a que des inédits, car je ne veux surtout pas arnaquer les gens.

Comment t’y prends-tu pour les clips?

Je travaille avec 48Zona, notamment sur la vidéo de «Kennen», qui est sortie vendredi. Dans mes clips, ce sont simplement mes gars et moi. Je n’ai pas besoin que la vidéo soit bonne, car ça n’améliore pas la musique. Je ne recherche pas l’esthétique, je préfère rester authentique.

• Bazooka Brooze. «Vun Scheffleng bis op Esch», disponible cette semaine sur les plateformes.

(Propos recueillis par Ana Martins et Cédric Botzung/L'essentiel)

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