Défense / Armée – Belgique et Luxembourg unis dans un bataillon?

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Défense / ArméeBelgique et Luxembourg unis dans un bataillon?

LUXEMBOURG - Plus de 300 soldats belges et luxembourgeois pourraient se retrouver dans un même bataillon. Cette étroite collaboration devrait être réglée d'ici fin 2021.

L'armée belge et l'armée luxembourgeoise s'orientent vers une nouvelle collaboration étroite.

L'armée belge et l'armée luxembourgeoise s'orientent vers une nouvelle collaboration étroite.

C'est la presse belge qui s'en fait écho ce vendredi: se dirige-t-on vers la constitution d'un bataillon regroupant des militaires belges et luxembourgeois? «Les états-majors de la Belgique et du Luxembourg étudient la possibilité de former un bataillon commun», a indiqué la ministre belge de la Défense, dont les propos ont été relayés par les journaux du groupe Sud Presse. Un bataillon est une unité militaire regroupant plusieurs compagnies d'un régiment d'infanterie et il peut comprendre entre 300 et 1 000 soldats.

Des propos confirmés à notre micro, ce vendredi, en fin de matinée, par François Bausch, ministre luxembourgeois de la Défense. «Il y a des pourparlers depuis plusieurs mois déjà entre la Défense belge et la Défense luxembourgeoise», nous a-t-il rappelé tout d'abord. «Dans le cadre et le contexte de l'OTAN, on discute de la possibilité de créer un bataillon commun entre les deux pays. Personnellement, ce projet a toutes mes faveurs, car pour le Luxembourg, la Belgique a toujours été un partenaire important dans le domaine de la Défense et de l'Armée».

Des liens entre la Belgique et le Luxembourg s'étaient déjà resserrés en octobre 2020, avec une collaboration très étroite autour de l'Airbus A400M. Depuis de très longues années, les officiers de l'armée grand-ducale sont principalement formés à l'École royale militaire à Bruxelles et quand une compagnie belge se déploie quelque part, il y a toujours un peloton luxembourgeois à ses côtés.

«Les détails de la collaboration clarifiés d'ici fin 2021»

«On a toujours eu de très bonnes expériences avec nos amis belges», reconnaît encore François Bausch. «Quelques-uns de nos pilotes sont stationnés à Melsbroek, au nord-est de Bruxelles, et c'est un très bon exemple que cela fonctionne super bien. On a des collaborations dans différents domaines et maintenant, avec un satellite d'observation, ce sera encore renforcé. C'est très bien et je suis très partant pour ce type de projet».

Alors que la presse belge installerait ce nouveau bataillon dans le sud de la province de Luxembourg, au camp miliaire de Lagland, dans la commune d'Arlon, François Bausch ne se prononce pas sur la localisation. «Je ne m'exprimerai pas maintenant sur le camp», se veut-il prudent, «car on n'en est pas encore là. Ce que je veux, c'est avoir une discussion sur le fond et aussi par rapport à nos engagements à l'intérieur de l'OTAN, car c'est dans ce cadre-là, qu'un bataillon belgo-luxembourgeois pourra être créé. Restons ouverts à toutes les idées. J'espère que d'ici la fin de l'année 2021, on aura clarifié les détails de cette étroite collaboration».

(Frédéric Lambert/L'essentiel)

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