Volkswagen – Bénéfice net en recul de 20% au 1er trimestre

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VolkswagenBénéfice net en recul de 20% au 1er trimestre

L'allemand Volkswagen, toujours marqué par le scandale des moteurs truqués, a annoncé un repli de son bénéfice net au premier trimestre mais confirmé ses prévisions annuelles.

Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe aux douze marques (Volkswagen, Seat, Audi, Porsche ou encore Skoda) a vu son bénéfice net part du groupe fondre de 20% sur un an à 2,31 milliards d'euros, selon les chiffres publiés dans son rapport financier. Les analystes interrogés par l'entreprise Factset tablaient également sur un repli, mais un peu moins important à 2,42 milliards d'euros.

Le patron du groupe de Wolfsburg (nord), Matthias Müller, a jugé dans un communiqué que ces résultats étaient «respectables» étant donné le séisme qui continue d'ébranler le mastodonte allemand, depuis la révélation en septembre d'une tricherie sur des millions de véhicules diesel dans le monde pour les faire passer pour moins polluants qu'ils ne sont en réalité. Les ventes du géant européen ont diminué de 1,2% à 2,57 millions de véhicules écoulés, et les recettes de plus de 3% à environ 51 milliards d'euros, conformément aux attentes.

VW confirme ses prévisions annuelles

Côté rentabilité toutefois, Volkswagen a amélioré sa performance sur un an, à la faveur d'une réévaluation comptable des provisions constituées pour faire face au scandale du diesel. Cela s'est traduit par 300 millions d'euros d'effets exceptionnels. Le résultat opérationnel a en conséquence grimpé de plus de 3% à 3,4 milliards d'euros et la marge opérationnelle est passée de 6,3% à 6,8%. La rentabilité de la marque Volkswagen, déjà en difficulté avant le scandale, a atteint seulement 0,3%.

Le groupe a confirmé ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2016. Il table sur un repli jusqu'à 5% de son chiffre d'affaires et sur une marge opérationnelle comprise entre 5 et 6%. En 2015, Volkswagen a essuyé une perte nette de 1,6 milliard d'euros, la première depuis plus de vingt ans, affaibli par plus de 16 milliards d'euros de provisions pour faire face au dieselgate.

(L'essentiel/AFP)

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