Berlin veut bien aider Opel mais...

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Berlin veut bien aider Opel mais...

Pour le ministre de l'Économie, Karl-Theodor zu Guttenberg, le plan de sauvetage du constructeur laisse beaucoup de questions sans réponse. Notamment où vont aller les aides publiques.

Les discussions entre Berlin et le gouvernement américain auront lieu d'ici deux semaines. (afp)

Les discussions entre Berlin et le gouvernement américain auront lieu d'ici deux semaines. (afp)

"Il y a encore des questions ouvertes", a jugé Theodor zu Guttenberg. "Le ministère de l'Économie et le gouvernement vont examiner soigneusement le projet" présenté par Opel, a-t-il déclaré après une réunion avec les dirigeants du constructeur en difficulté.

Le ministre allemand de l'Économie compte "parler (de la situation de la filiale de GM, dont Opel est une filiale) avec le gouvernement américain dans deux semaines", lors d'une visite aux États-Unis.

Berlin craint que des aides partent vers les États-Unis

Le patron de la filiale européenne de l'américain GM, Carl-Peter Forster, et celui d'Opel, Hans Demant, ont présenté officiellement lundi au ministère de l'Économie leur plan de sauvetage. Vendredi, ils en ont déjà annoncé les grandes lignes, prévoyant notamment une plus grande autonomie pour la marque allemande.

Ce plan d'urgence était une condition sine qua non pour obtenir des aides publiques en Allemagne, dont Opel a besoin à hauteur de 3,3 milliards d'euros, selon ses dirigeants. Mais le ministre s'inquiétait toujours lundi du "degré d'interdépendance" entre Opel et sa maison-mère en déroute, dans un entretien à la chaîne de télévision ARD.

Berlin craint que des aides publiques en Allemagne partent aux États-Unis pour secourir General Motors, au bord de la faillite.

lessentiel.lu avec AFP

Opel est une filiale à 100% de General Motors, qui l'a acheté en 1929. Après 80 ans de compagnonnage, GM est prêt à se séparer en partie de la marque mais veut rester majoritaire au capital, la dépendance technologique entre les deux étant très forte.

Le groupe emploie près de 26 000 personnes en Allemagne et compte aussi des usines en Belgique, Grande-Bretagne, Pologne ou encore en Espagne.

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