Affaire du Rubygate en Italie – Berlusconi condamné à 7 ans de prison

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Affaire du Rubygate en ItalieBerlusconi condamné à 7 ans de prison

Le tribunal de Milan a condamné lundi l’ancien chef du gouvernement italien à sept ans de prison pour relations sexuelles avec une prostituée mineure et abus de pouvoir.

La Cour présidée par Giulia Turri a aussi annoncé avoir décidé l'interdiction à vie d'exercer un mandat public à l'encontre de M. Berlusconi. (AFP)

La Cour présidée par Giulia Turri a aussi annoncé avoir décidé l'interdiction à vie d'exercer un mandat public à l'encontre de M. Berlusconi. (AFP)

La Cour présidée par Giulia Turri a aussi annoncé avoir décidé l'interdiction à vie d'exercer un mandat public à l'encontre de M. Berlusconi. Ces condamnations ne seront effectives qu'une fois que l'accusé aura exercé tous les recours (en appel, en Cassation etc) possibles.

Entamé en avril 2011, le procès tournait autour des dîners à l'ambiance débridée, décrits comme des «orgies» par le parquet de Milan, organisés au printemps 2010 dans la luxueuse villa de Silvio Berlusconi à Arcore, près de Milan: les fameuses soirées «bunga-bunga», auxquelles a participé, entre autres, la jeune Marocaine Karima El Mahroug, alias «Ruby la voleuse de cœurs», qui avait 17 ans à l'époque. Âgé de 76 ans, le Cavaliere était poursuivi pour abus de pouvoir et prostitution de mineure.

«Magistrats rouges»

La procureur Ilda Boccassini avait demandé une «peine de base de cinq ans de prison» pour le premier chef d'accusation, M. Berlusconi, alors chef du gouvernement, aurait utilisé sa position pour faire libérer la jeune Ruby interpellée à Milan pour un larcin, «aggravée d'un an» pour avoir rémunéré les prestations sexuelles de cette mineure, un délit en Italie. Mme Boccassini avait assorti son réquisitoire d'une sévère requête d'«interdiction à vie d'exercer toute fonction publique» à l'encontre de l'ex-président du Conseil, sénateur depuis les élections de février.

Pour sa part, la défense du Cavaliere avait demandé son acquittement pur et simple. «Silvio Berlusconi doit être acquitté car il n'a commis aucun délit», avait affirmé lors d'une des dernières audiences son avocat Niccolo Ghedini, dénonçant des «préjugés» des juges et du parquet à l'encontre de son célèbre client. La thèse de Silvio Berlusconi est que des «magistrats rouges» (NDLR: communistes) tentent, en le poursuivant sur le plan judiciaire, de se substituer aux partis politiques de gauche qui n'ont pas réussi à le battre sur le plan politique.

(L'essentiel Online/AFP)

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