France/Grand Est – Bernard Serin investit dans l'hydrogène «vert»

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France/Grand EstBernard Serin investit dans l'hydrogène «vert»

ASPACH-MICHELBACH - Le président du FC Metz, président de l'entreprise John Cockerill, a vu son projet de «gigafactory» d'électrolyseurs retenu par le gouvernement.

Le site John Cockerill à Aspach-Michelbach, dans le Haut-Rhin, compte produire un premier électrolyseur «début 2023».

Le site John Cockerill à Aspach-Michelbach, dans le Haut-Rhin, compte produire un premier électrolyseur «début 2023».

John Cockerill/FC Metz

Les deux «gigafactories» d'électrolyseurs, machines servant à produire de l'hydrogène «vert», annoncées par le président Macron, mardi, sont identifiées: l'une devrait être pilotée par le groupe français McPhy à Belfort, et la deuxième par le groupe John Cockerill - qui appartient au président du FC Metz, Bernard Serin - en Alsace.

L'hydrogène est produit à partir de l'eau, en séparant les molécules d'hydrogène et d'oxygène, grâce à des électrolyseurs; si ces dernières machines sont alimentées avec de l'électricité issue d'énergies renouvelables ou du nucléaire (qui n'émet pas de carbone), le gouvernement français parle alors d'hydrogène «vert». «En France, vous avez trois champions pour la fabrication d'électrolyseurs: McPhy, le groupe belge John Cockerill et le groupe GTT» a déclaré Philippe Boucly, président de l'association France Hydrogène, mardi soir.

La start-up drômoise McPhy qui construit des électrolyseurs et des stations de recharge «a annoncé en mai, avoir présélectionné Belfort» pour y construire sa future usine d'électrolyseurs, a-t-il dit. Elle doit prendre d'ici la fin de l'année la décision finale d'investissement.

«Produire un premier électrolyseur début 2023»

Le projet de John Cockerill, annoncé le 10 juin, porte sur la construction d'une usine de production d'électrolyseurs sur le site d'Aspach-MichelBach, dans le Haut-Rhin, pour des électrolyseurs alcalins d'une capacité de 1 GW d'ici 2025, indique le site du groupe.

Le groupe familial, qui appartient au président du Football Club de Metz Bernard Serin, a «déposé l'ensemble des demandes de permis nécessaires pour transformer son site d'Aspach-Michelbach», avec pour objectif de «produire un premier électrolyseur début 2023», précise son site.

Quant au groupe GTT, spécialiste des systèmes de cuve pour le transport maritime et le stockage de gaz liquéfié, il a acquis fin 2020 Areva H2Gen, un fabricant français d'électrolyseurs produisant de l'hydrogène décarboné. «Mais pour l'instant, son projet est moins avancé» que les deux premiers, a souligné M. Boucly.

«D'ici à 2030, la France doit pouvoir compter sur son sol au moins 2 gigafactories d'électrolyseurs et produira massivement de l'hydrogène et l'ensemble des technologies utiles à son utilisation» pour devenir «leader de l'hydrogène vert», a déclaré le président Emmanuel Macron, mardi. Au total, le plan Hydrogène en France vise l'installation de 6,5 GW d'électrolyseurs d'ici à 2030, avec un développement qui devrait se concentrer dans sept bassins industriels. Ces bassins à moyen terme pourraient être interconnectés grâce à des infrastructures de transport.

(L'essentiel/afp)

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