Covid au Luxembourg – «Besoin d'un test négatif? J'irai chez le médecin»

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Covid au Luxembourg«Besoin d'un test négatif? J'irai chez le médecin»

LUXEMBOURG - Avec la fin annoncée des tests PCR gratuits, les personnes qui refusent de se faire vacciner vont devoir s'organiser ou ruser pour vivre normalement.

Les résidents n'auront bientôt plus accès aux tests PCR gratuits. Un frein aux sorties...

Les résidents n'auront bientôt plus accès aux tests PCR gratuits. Un frein aux sorties...

Vincent Lescaut

Comment vont s'organiser les personnes non-vaccinées? Avec la fin annoncée des tests PCR gratuits pour les résidents au Luxembourg, un nouveau frein à la vie normale se dessine pour les personnes qui refusent de se faire vacciner contre le Covid. Rappelons que le système du CovidCheck requiert une vaccination complète, un certificat de guérison ou un test négatif, notamment pour prendre part à des événements. Il s'applique également dans certains bars et restaurants.

«Tout simplement, moi et mon conjoint sortirons moins. Et tant pis pour l'économie, notre argent ne coulera plus dans les caisses. Heureusement, il reste les soirées entre amis avec respect des gestes barrières», explique à «L'essentiel» Marie* qui ne se définit pas comme une antivaccin. Quid des sorties immanquables et événements importants? «Il y a toujours possibilité de se débrouiller. Si j'ai besoin d'un test négatif, j'irai chez mon médecin en disant avoir des symptômes et je me ferai tester gratuitement».

Pour Clarisse*, la nouvelle donne annoncée par le Premier ministre Xavier Bettel «n'est pas un stress supplémentaire». «Je n'irai plus au cinéma, mais ce n'est pas un problème puisqu'il y a Netflix. Quant aux voyages, je m'attendais de toute façon à ne plus beaucoup prendre l'avion. Si j'ai vraiment besoin de partir, je ferai un test et je paierai. Mais cela ne va pas faire exploser mon budget».

«Nous en assumerons les conséquences»

«Pour notre part, nous avons déjà prévu de multiplier les week-ends de trois jours au lieu des vacances longues qui sont plus contraignantes en termes de tests», poursuit Marie. Les deux avancent également la possibilité de faire un test antigénique (NDLR: environ une trentaine d'euros). «Ils ont toujours été payants, donc cela ne change pas», avance Clarisse. «Ne pas se faire vacciner est un choix, donc nous en assumerons les conséquences», renchérit Marie.

Sa seule crainte concerne le travail et la vie quotidienne: «Pour l'instant, les restaurateurs réussissent à se débrouiller en nous plaçant à moins de 4 par table lorsque je vais déjeuner. Le pire serait une extension du CovidCheck aux transports. Là je serais très embêtée».

Au-delà des tests PCR payants, il demeure la crainte d'une certaine «pression sociale», reconnaît Clarisse. «Le plus important c'est la tolérance. Je n'ai pas la même position que mes amis, mais je reconnais leur droit à se faire vacciner». Pour Sonia*, militante de la première heure contre le CovidCheck, toutes ces contraintes à venir sont de toute façon surfaites: «Le fait de ne plus pouvoir profiter de la société de loisir, de sortir au restaurant ou au théâtre n'a pas d'impact. Mis en balance avec le respect de notre éthique et de notre conviction, c'est même superficiel».

*Les prénoms ont été modifiés

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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