Sommet européen – Bettel à propos d’Alep: «On ne peut pas rester inactif»

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Sommet européenBettel à propos d’Alep: «On ne peut pas rester inactif»

LUXEMBOURG/BRUXELLES – Le Premier ministre s’est exprimé jeudi, sur la question syrienne, à son arrivée au sommet européen de Bruxelles.

A Syrian medic carries the body of a boy after it was retrieved from the rubble following a reported barrel bomb attack on the Bab al-Nairab neighbourhood of the northern Syrian city of Aleppo on November 24, 2016. / AFP PHOTO / AMEER ALHALBI

A Syrian medic carries the body of a boy after it was retrieved from the rubble following a reported barrel bomb attack on the Bab al-Nairab neighbourhood of the northern Syrian city of Aleppo on November 24, 2016. / AFP PHOTO / AMEER ALHALBI

AFP/Ameer Alhalbi

«Je pense qu’à Alep il faut avant tout aider les gens qui sont là-bas et l’aide humanitaire est prioritaire», a indiqué Xavier Bettel, à son arrivée au sommet européen de Bruxelles. «Nous avons un drame humanitaire qui se passe et on ne peut pas rester inactif». Et d’ajouter que «ceux qui ne respectent pas le droit international doivent être poursuivis et punis (…) Que les gens soient mis en face de leurs responsabilités et de leurs crimes».

Les dirigeants des 28 se retrouvaient jeudi à Bruxelles pour afficher un front commun face au rôle décrié de la Russie en Syrie, lors d'un sommet censé aussi faire avancer les préparatifs du Brexit. Face au drame des habitants d'Alep, «l'Europe doit faire entendre sa voix», a exhorté le président français, François Hollande, à son arrivée, accusant la Russie, alliée du régime syrien, «de prendre des engagements qu'elle ne tient pas». La Première ministre britannique, Theresa May, a elle aussi appelé à la fermeté contre le régime syrien, et «ses soutiens en Russie et en Iran», estimant que «ceux qui sont responsables de ces atrocités» à Alep devront «rendre des comptes».

Un Brexit «en douceur»

Elle a aussi évoqué d'emblée le divorce prochain de son pays avec l'UE. «Nous voulons que cela soit un processus aussi en douceur et ordonné que possible», dans l'intérêt des deux parties, a-t-elle déclaré.

Outre les nombreux sujets à l'agenda du sommet, incluant la crise migratoire et la relance de la défense européenne, la Grèce s'est aussi invitée au menu, après la brusque suspension la veille du toilettage de sa dette par la présidence de l'Eurogroupe. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déploré un «chantage», après cette suspension demandée par l'Allemagne en raison de mesures sociales adoptées par la Grèce. M. Tsipras a reçu le soutien appuyé de François Hollande, qui a demandé «que la Grèce soit traitée dignement».

(MC/L'essentiel/AFP)

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