Guerre en Ukraine: Xavier Bettel dans la ville martyre de Boutcha
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Guerre en UkraineXavier Bettel dans la ville martyre de Boutcha

LUXEMBOURG – Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, est actuellement en Ukraine pour une visite diplomatique et politique, a indiqué mardi, le gouvernement. Une visite qui revêt une haute valeur symbolique.

par
Nicolas Martin et Thomas Holzer
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Xavier Bettel a rencontré ce mardi Volodymyr Zelensky.

Xavier Bettel a rencontré ce mardi Volodymyr Zelensky.

Ministère d'État/Max Gutenkauf et Liz Thielen
Le Premier ministre luxembourgeois s'est entretenu avec le président ukrainien.

Le Premier ministre luxembourgeois s'est entretenu avec le président ukrainien.

Ministère d'État/Max Gutenkauf et Liz Thielen

Ministère d'État/Max Gutenkauf et Liz Thielen

Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, est actuellement en déplacement en Ukraine, a indiqué le gouvernement, dans un communiqué transmis ce mardi. Pour des raisons évidentes de sécurité, très peu de détails ont été fournis sur l’agenda du chef du gouvernement sur place. Xavier Bettel a d'abord été accueilli à Kiev à sa descente de train par Emine Dzhaparova, première vice-ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine.

Vidéo: Ministère d'État / Max Gutenkauf et Liz Thielen

Le Premier ministre s'est ensuite rendu dans la ville de Borodyanka, au nord ouest de Kiev. Le chef du gouvernement a circulé dans cette ville meurtrie par la guerre, entre des immeubles en ruines et est allé à la rencontre de la population. «Borodyanka a souffert au point d'être totalement détruite par l'agression russe et est aujourd'hui un symbole de cruauté et de violence insensées. Rien ne peut exprimer l'horreur de ce qui s'est passé ici», a-t-il réagi.

Un bâtiment de la ville de Borodyanka.

Le Premier ministre à Boutcha, ville martyre

Il s'est ensuite rendu à Boutcha, théâtre d'un massacre de civils. La découverte d'un charnier avait engendré une vive émotion et une série de condamnations de la communauté internationale. Au moins 412 personnes y ont perdu la vie entre la fin du mois de février et le début du mois de mars après le passage de l'armée russe.

«Il n'y a pas de mots pour décrire la tragédie humaine inimaginable de Boutcha. Vous pouvez compter sur le Luxembourg pour soutenir les investigations des acteurs nationaux et internationaux sur ces crimes de guerre, et pour s'assurer que les responsables de ces atrocités soient identifiés, jugés et punis», a commenté le Premier ministre.

Xavier Bettel à Bouctha.

Xavier Bettel à Bouctha.

Ministère d'État

En plus de ce déplacement dans les villes touchées par l’agression russe, Xavier Bettel devait prendre part à une série «d’entrevues politiques bilatérales». Cette visite diplomatique et politique fait suite à l’invitation du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du discours, en visio, de ce dernier devant la Chambre des députés, le 2 juin dernier.

Un soutien sous différentes formes

«J’irai en Ukraine», avait répondu M. Bettel, après cette intervention empreinte d’émotion, lors de laquelle le président ukrainien avait repris, pour le compte de son pays, la devise luxembourgeoise: «Nous voulons rester ce que nous sommes» (Mir wëlle bleiwe wat mir sinn). La promesse du Premier ministre luxembourgeois a abouti plus rapidement que prévu, alors que la perspective de voir l’Ukraine, adhérer à l’Union européenne, s’est également accélérée. «J’ai toujours dit que je ne m’inviterais pas en Ukraine. Mais si les autorités ukrainiennes m’invitent à venir, je ne refuserai pas», avait précisé Xavier Bettel.

Le Grand-Duché a apporté son soutien à l’Ukraine de différentes manières depuis le début de la guerre. Du matériel militaire et médical a déjà été livré pour plus de 50 millions d’euros. Par ailleurs, quelque 5 500 ukrainiens ont déjà été accueillis au Luxembourg.

Dans les pas de Macron et Scholz

Plusieurs dirigeants occidentaux se sont déjà rendus à Kiev, depuis le début de la guerre, comme Ursula van der Leyen (Commission européenne), Boris Johnson (Royaume-Uni), Justin Trudeau (Canada) ou encore Antonio Costa (Portugal). Jeudi dernier, le président français, Emmanuel Macron, le président du Conseil italien, Mario Draghi, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, s’étaient rendus à Kiev, pour notamment annoncer leur souhait d’accorder «immédiatement» à l’Ukraine, le statut de candidat à l’adhésion à l'Union européenne.

Le Luxembourg «ne s’opposera pas à une candidature», avait indiqué le Premier ministre, précisant toutefois qu’il n’existait pas de «procédure accélérée».

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