World Economic Forum – Bettel et Gramegna avec l'élite mondiale à Davos

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World Economic ForumBettel et Gramegna avec l'élite mondiale à Davos

Jusqu'à jeudi, le Premier ministre et le ministre des Finances sont à Davos, en Suisse, où se rassemble l'élite mondiale à l'occasion du Forum économique mondial.

Lundi soir, la principale préoccupation des organisateurs du Forum économique mondial était surtout de savoir si la neige n'allait pas perturber le ballet des hélicoptères et limousines.

Lundi soir, la principale préoccupation des organisateurs du Forum économique mondial était surtout de savoir si la neige n'allait pas perturber le ballet des hélicoptères et limousines.

C'est dans une abondance de neige et d'optimisme que se réunissent, à partir de ce mardi dans la chic station de ski de Davos, quelque 70 leaders politiques, des centaines de grands patrons et quelques stars. Le Premier ministre luxembourgeois est une nouvelle fois de la partie. Il y restera jusqu'à jeudi et il y rencontrera plusieurs décideurs économiques et politiques. Xavier Bettel sera accompagné de Pierre Gramegna, aussi présent jusqu'à jeudi. C'est une première pour le ministre des Finances, dont le rôle sera notamment de vanter «la digitalisation des services financiers» du Luxembourg, «la finance verte» et «l’économie circulaire».

Le coup d'envoi sera donné ce mardi par le Premier ministre indien Narendra Modi puis par son homologue canadien Justin Trudeau, avec un slogan plein de bonnes intentions: «Construire un avenir commun dans un monde fracturé». Leur succéderont ensuite, entre autres, le président français Emmanuel Macron, qui a reçu lundi à Versailles un bon nombre de PDG en route pour Davos, et la chancelière allemande Angela Merkel, dont c'est le grand retour international depuis les élections de septembre.

Trump aussi présent

Mais tout Davos attendra Donald Trump: l'imprévisible président américain entend bousculer les chantres du libre-échange de Davos en vantant sa politique «L'Amérique d'abord». La Maison-Blanche a confirmé lundi sa venue, qui avait semblé compromise par la crise budgétaire aux États-Unis, désormais résolue. Son discours vendredi sera le point d'orgue annoncé d'une semaine de séances de méditation, de discours, de rencontres confidentielles et de tables rondes sur «l'innovation disruptive» ou «les infrastructures résilientes».

Le tout sur fond d'optimisme généralisé pour la croissance mondiale: le Fonds monétaire international (FMI) a encore relevé lundi sa prévision de croissance pour 2018 et 2019, en comptant sur des retombées positives de la vaste réforme fiscale engagée aux États-Unis. Selon une enquête du cabinet PwC, réalisée auprès de 1 300 dirigeants d'entreprises dans le monde, 57% d'entre eux pensent que la croissance mondiale va s'affermir dans les 12 prochains mois, un record depuis 2012.

Vers une prochaine récession?

Et c'est l'élite rassemblée à Davos qui capte l'essentiel de cette croissance retrouvée, selon l'ONG Oxfam. Elle a tenu à rappeler lundi que 82% de la richesse créée l'an dernier dans le monde a terminé entre les mains de 1% de la population de la planète. «Nous ne pouvons continuer à aller de l'avant en faisant comme si la pauvreté et l'injustice croissantes n'avaient pas une cause», a déclaré pour sa part le pape François dans un message lu lundi à Davos.

Dans un autre registre, le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld, est aussi venu jouer les rabat-joie, près de dix ans après la faillite de Lehman Brothers. «La prochaine récession pourrait venir plus vite que nous le pensons, et les munitions pour la combattre sont bien plus limitées, surtout parce que les dettes publiques sont bien plus élevées» qu'il y a dix ans, a-t-il dit lundi à Davos.

(L'essentiel avec AFP)

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