Primaires aux Etats-Unis – Biden est requinqué avant le «Super Tuesday»

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Primaires aux États-UnisBiden est requinqué avant le «Super Tuesday»

Grâce aux abandons de Pete Buttigieg et d'Amy Klobuchar, Joe Biden espère devenir le principal adversaire de Bernie Sanders, alors que 14 États américains votent ce mardi.

Joe Biden, en meeting au Texas avant le «Super Tuesday».

Joe Biden, en meeting au Texas avant le «Super Tuesday».

Large victoire en Caroline du Sud, abandon de Pete Buttigieg puis d'Amy Klobuchar: les bonnes nouvelles s'enchaînent pour Joe Biden dans la primaire démocrate avant le «Super Tuesday», dont il espère émerger comme le seul capable de faire barrage à Bernie Sanders. Pete Buttigieg s'est affiché lundi soir avec l'ancien vice-président au Texas, l'un des 14 États américains appelés à voter lors de la «super» journée électorale de mardi, juste avant un meeting de campagne. «Je suis ravi de soutenir la candidature de Joe Biden à la présidentielle», a annoncé l'ancien maire à Dallas.

La sénatrice Amy Klobuchar a aussi annoncé, peu de temps après, qu'elle soutiendrait Joe Biden, rapidement imitée par Beto O'Rourke. «Je vais voter pour Joe Biden,» a annoncé le Texan lors d'une réunion publique de l'ancien vice-président à Dallas. Avec l'abandon de ces deux candidats modérés, la course démocrate à la Maison-Blanche ne compte plus que cinq concurrents, et la voie s'est clairement dégagée au centre pour Joe Biden. «La plupart des Américains ne veulent pas une promesse de révolution, ils veulent la garantie de résultats», a déclaré Joe Biden, lors d'un rassemblement, lundi après-midi, à Houston, au Texas, en référence à la «révolution politique» promise par le sénateur Sanders.

Mais avant que la primaire ne se résume à un duel Biden-Sanders, deux septuagénaires aux positionnements très éloignés, l'ancien vice-président des États-Unis devra encore composer mardi avec un troisième homme: Mike Bloomberg. Ce dernier, qui compte parmi les dix plus grosses fortunes mondiales, a osé une tactique inédite en faisant l'impasse sur les quatre premiers États (Iowa, New Hampshire, Nevada et Caroline du Sud) à se prononcer dans la primaire. L'homme d'affaires new-yorkais de 78 ans, qui a déjà dépensé en publicités politiques plus d'un demi-milliard de dollars, un record, joue gros pour son entrée en lice.

Une contre-performance marquée tuerait quasiment sa campagne dans l’œuf et laisserait Joe Biden comme seul rempart modéré à Bernie Sanders, dont les idées très à gauche inquiètent une partie de l'establishment démocrate. Joe Biden se pose, lui, du haut de ses années d'expérience politique, comme le candidat le plus à même de déloger Donald Trump de la Maison-Blanche. À Houston, sous des applaudissements fournis et devant un parterre composé en majorité d'Afro-Américains, le vice-président a mentionné à plusieurs reprises l'héritage de Barack Obama, dont il a été le bras droit. En apprenant le retrait de la sénatrice Amy Klobuchar, annoncé quelques minutes avant le début du meeting, certains supporteurs venus écouter Joe Biden exprimaient leur satisfaction, comme Myliesha Smiley, une étudiante de 23 ans: «Maintenant qu'elle soutient Joe Biden, cela va apporter davantage de votes» à l'ancien vice-président, s'est-elle félicité.

(L'essentiel/afp)

Un «Super Tuesday» importantDepuis la pointe nord-est des États-Unis jusqu'au milieu du Pacifique, les primaires démocrates organisées mardi couvrent un immense territoire: 14 États, ainsi que les îles Samoa américaines et les électeurs démocrates vivant à l'étranger. La Californie, État farouchement progressiste aux 40 millions d'habitants, pèsera de façon décisive lors de cette journée électorale. Le Texas avec ses 30 millions d'habitants sera l'autre poids lourd à surveiller. Plus encore que le nombre d'électeurs, c'est surtout le fait que plus d'un tiers des délégués seront distribués d'un coup qui fait de cette journée un moment clé dans le calendrier électoral américain.

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