Laurent Jalabert – «Bien sûr, c'est une surprise pour moi»

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Laurent Jalabert«Bien sûr, c'est une surprise pour moi»

«Je m'attendais vraiment pas à ça, surtout maintenant», a réagi lundi soir l'ancien champion après l'annonce par le journal «l'Équipe» qu'il aurait eu recours à l'EPO pendant le Tour de France 1998.

Les tests en question ont été pratiqués anonymement, mais la commission d'enquête a été en mesure de faire des rapprochements entre les échantillons et les noms figurant sur les PV des coureurs, avait indiqué le rapporteur de la commission, Jean-Jacques Lozach, le 15 mai, en face de Jalabert, avant de procéder à son audition. «J'ai été auditionné en mai par la commission d'enquête sénatoriale, je m'étonne qu'à ce moment-là on ne m'ait pas dit quoi que ce soit, que personne n'ait pu me dire que j'étais susceptible d'avoir un problème de ce type», a également déclaré Jalabert sur France 3.

«Je n'ai pas été informé depuis, a-t-il ajouté. J'attends d'avoir des éléments pour comprendre comment cela s'est passé. Bien sûr, c'est une surprise pour moi. Je ne m'attendais vraiment pas à ça, surtout maintenant. Des échantillons de 1998, analysés en 2004! On est en 2013...» Sur RTL, Jalabert a précisé: «L'enquête portait sur l'efficacité de la lutte contre le dopage et j'ai l'impression aujourd'hui que c'est mon procès. (...) Ma réputation est entachée. Je ne peux pas contester, je n'ai pas de preuves. Comment les journalistes de l’Équipe peuvent-ils être au courant alors que moi-même ne le suis pas, ça me paraît surréaliste».

«J'ai toujours fait confiance aux médecins des équipes»

«Je prends acte, ça me porte un coup, à 4 (5 en réalité) jours du départ du Tour, c'est une année difficile pour moi», a reconnu le Tarnais, gravement accidenté alors qu'il s'entraînait à vélo en mars dernier. «J'ai toujours fait confiance aux médecins des équipes. Je n'avais aucune raison de penser qu'il fallait être méfiant. On était soigné mais il était difficile de savoir les médicaments qui nous étaient administrés», a également déclaré Jalabert.

«Je suis un garçon sérieux, je suis un passionné de cyclisme, j'aime ce sport plus que tout, je vous demande de me croire, mais je suis dans la position de l'accusé. Le mal est déjà fait, quoi qu'il arrive je suis déjà coupable», a déploré le Mazamétain.

(L'essentiel Online/AFP)

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