Laurent Didier – «Bjarne Riis ne voulait pas que je parte»

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Laurent Didier«Bjarne Riis ne voulait pas que je parte»

Resté chez Saxo Bank, le coureur luxembourgeois Laurent Didier évoque sa rencontre avec son nouveau leader Alberto Contador, et le départ des frères Schleck.

Toute l'équipe avec Laurent Didier (assis, à droite)

Toute l'équipe avec Laurent Didier (assis, à droite)

L’essentiel: Comment s’est déroulé votre premier stage avec la Saxo Bank-SunGard à Fuerteventura, aux Canaries?

Laurent Didier: Au début, nous avons fait du surf, du kitesurf et nous avons eu de nombreuses réunions pour faire connaissance. Nous avions le choix de rouler à vélo le temps que nous voulions jusqu’à la fin du stage. C’était libre. Personnellement, je faisais entre deux et trois heures de vélo par jour. C’est plus que ce que j’avais fait l’an passé.

Le fait de ne plus avoir les frères Schleck à vos côtés était nouveau pour vous…

C’était différent. Frank et Andy sont de bons amis. Dans l’équipe il y a onze nouveaux coureurs. J’en connaissais déjà certains comme Mads Christensen ou Volodymir Gustov. Mais le but du stage était justement de se rencontrer et de souder l’équipe. Pour mieux se connaître nous avons changé de chambre au milieu du séjour. La première semaine les Espagnols étaient entre eux et la seconde, j’étais avec Daniel Navarro. Cela permettait aussi à tout le monde de pratiquer l’anglais. L’atmosphère était très bonne. On s’est bien amusés et la météo était très agréable (24 degrés) alors qu’il faisait si mauvais ici au Luxembourg.

Comment s’est passée votre rencontre avec Alberto Contador?

Très bien. Je ne le connaissais pas. Il ne donnait pas l’impression d’être trop stressé d’autant que le stage était interdit à la presse et que l’on n’a pas croisé de journalistes à part quelques photographes qui surgissaient sur la route à notre passage. Tous les Espagnols étaient d’ailleurs en très bonne forme car ils ont arrêté leur saison plus tôt et ont repris l’entraînement depuis plus longtemps.

La décision le concernant crée-t-elle une inquiétude dans votre équipe?

Non. Nous attendons seulement que la fédération espagnole fasse part de sa décision.

Comment vivez-vous le fait d’être dans l’effectif de l’une des équipes rivales de l’équipe luxembourgeoise des frères Schleck?

C’est un peu particulier. Mais je suis payé par la Saxo Bank et c’est pour elle que je travaille. Ce n’est pas possible d’être coureur cycliste professionnel si l’on envisage les choses autrement.

En avez-vous déjà parlé avec Frank et Andy Schleck?

Non pas encore.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle équipe luxembourgeoise? Est-ce un regret de ne pas en faire partie?

J’étais en contact avec Kim Andersen mais j’ai encore un an de contrat et Bjarne Riis n’était pas d’accord pour que je parte. Je ne le vis pas mal. C’est tout à fait normal quand on est cycliste professionnel.

Une partie de votre programme 2011 a été dévoilée dimanche. Qu’en pensez-vous?

Il ressemble à celui de l’an passé à quelques détails près. Je commencerai à Majorque et ensuite je n’aurai pas de courses fin février pour arriver en forme sur Paris-Nice. Ensuite, il faudra être bien au Tour du Pays basque, lors des classiques ardennaises avant d’enchaîner avec le Tour d’Italie. Puis il y aura le Dauphiné Libéré que je n’aurai pas cette fois à faire après un Tour de Luxembourg.

Regrettez-vous que la Saxo Bank n’ait pas prévu de s’engager sur le Škoda Tour de Luxembourg?

Ce n’est pas un problème. Mais c’est sûr que j’appréciais. Courir devant son public, c’est toujours sympa.

Aurez-vous un rôle d’équipier ou bien également des ambitions personnelles cette saison?

J’aimerais prendre des responsabilités sur certaines courses et peut-être courir pour le classement général de quelques épreuves. L’an passé, j’avais déjà préparé le Tour de Pologne dans cette optique.

Peut-on s’attendre à vous voir rejoindre l’équipe luxembourgeoise à la fin de votre contrat l’an prochain?

La préparation de la saison 2011 commence seulement. On verra plus tard pour 2012.

Recueilli par Nicolas Martin

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