Football - Allemagne – Boateng «choqué» par le retour du racisme
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Football - AllemagneBoateng «choqué» par le retour du racisme

L'international allemand du Bayern Munich pense que son pays a fait «un pas en arrière» en matière de racisme, après des injures qui ont ému le pays, la semaine dernière.

Jérôme Boateng a été en 2016 la cible d'une attaque publique d'un leader d'extrême droite allemande pour sa couleur de peau.

Jérôme Boateng a été en 2016 la cible d'une attaque publique d'un leader d'extrême droite allemande pour sa couleur de peau.

AFP/ina Fassbender

Le défenseur du Bayern Munich, Jérôme Boateng, estime que l'Allemagne a fait «un pas en arrière» en matière de racisme, après les injures qui ont ému le pays, la semaine dernière, lors d'un match de Coupe, à Gelsenkirchen. «Ça m'a choqué, et ça fait mal», dit Boateng, dans une interview exclusive à l'agence SID, filiale sportive de l'AFP: «Voir un jeune en Allemagne pleurer sur le terrain parce qu'il subit des attaques racistes, c'est très triste».

Le 4 février Jordan Torunarigha (22 ans), international allemand espoir dont le père est Nigérian, a été la cible notamment de cris de singes lors du match de Coupe entre Schalke, l'équipe de Gelsenkirchen, et le Hertha (victoire de Schalke 3-2 ap). La Fédération allemande et la police locale ont ouvert des enquêtes.

«On ne veut pas leur faire le plaisir de montrer qu'on est touché»

«Oui, ça m'est arrivé aussi de temps à autre en Bundesliga», raconte Boateng, champion du monde 2014 avec l'Allemagne, qui fut aussi en 2016 la cible d'une attaque publique d'un leader d'extrême droite allemande pour sa couleur de peau: «Malheureusement on ne peut pas toujours bien localiser la source (des injures) et on ne veut pas leur faire le plaisir de montrer qu'on est touché», ajoute le joueur de 31 ans.

«Mais ce n'est pas beau à entendre. Nous avons besoin dans ces cas-là de l'aide des fans qui sont à côté, pour qu'ils identifient les auteurs», demande Boateng, dont le père est Ghanéen. «C'est une sensation très désagréable. On pense à l'avenir, j'ai des enfants en Allemagne. Je pensais que nous avions dépassé ce stade, et c'était le cas. Mais malheureusement nous avons fait un pas en arrière, ce qui est triste et blessant pour beaucoup de gens».

(L'essentiel/afp)

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