Au Royaume-Uni – Boris Johnson est accusé d'attouchement
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Au Royaume-UniBoris Johnson est accusé d'attouchement

La journaliste londonienne Charlotte Edwardes accuse le Premier ministre britannique d'avoir caressé avec insistance sa cuisse, lors d'un déjeuner, à la fin des années 1990.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, champion du Brexit, est aussi connu pour ses amours tumultueuses, mais la dénonciation d'une journaliste, qui l'accuse d'avoir caressé avec insistance sa cuisse, éclabousse d'un parfum de scandale le congrès du parti conservateur dont il est la star. Journaliste bien établie dans la place londonienne, Charlotte Edwardes a raconté que l'incident avait eu lieu lors d'un déjeuner dans les bureaux du magazine conservateur The Spectator, à Londres, peu de temps après que Boris Johnson en soit devenu le rédacteur en chef, en 1999.

«Sous la table, je sens la main de Johnson sur ma cuisse. Il la serre. Sa main est en haut de ma jambe et il a assez de chair sous ses doigts pour que je me redresse soudainement», a-t-elle décrit dans un article publié dans le Sunday Times à l'occasion des deux ans du mouvement #MeToo, qui avait libéré la parole de femmes victimes de harcèlement ou d'agressions sexuelles. Une autre jeune femme assise aux côtés de Boris Johnson lors de ce déjeuner arrosé a subi la même chose, selon elle.

Deuxième affaire en quelques jours

Signe de la gravité des accusations, un porte-parole de Downing Street a farouchement nié, dans une réaction dérogeant à la ligne de ne jamais commenter la vie privée du dirigeant. Le Premier ministre lui-même a démenti lors d'une interview télévisée, refusant de commenter davantage. Mais le ministre de la Santé, Matt Hancock, candidat malheureux contre Boris Johnson pour prendre la tête du Parti conservateur en juillet, a estimé sur Channel 4 que la journaliste était «digne de confiance». Et l'ex-conservatrice Justine Greening, désormais indépendante, a jugé les accusations «profondément inquiétantes».

En 2017, le ministre de la Défense, Michael Fallon, avait dû démissionner après avoir été accusé d'avoir posé une main sur le genou d'une journaliste lors d'un dîner en 2002, dans le cadre de révélations sur une «culture» de harcèlement sexuel sévissant dans la classe politique britannique. C'est la deuxième affaire qui ébranle Boris Johnson en quelques jours, après la révélation qu'il risque une enquête pénale en raison de ses liens avec une femme d'affaires américaine avec laquelle il aurait eu une liaison, Jennifer Arcuri, et qui avait bénéficié de fonds publics lorsqu'il était maire de Londres. «Tout a été fait comme il se doit», avait rétorqué M. Johnson, dimanche.

(L'essentiel/afp)

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