Royaume-Uni: Boris Johnson va laisser sa place à Liz Truss à Downing Street

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Royaume-UniBoris Johnson va laisser sa place à Liz Truss à Downing Street

Après un peu plus de trois ans passés à Downing Street, Boris Johnson doit officiellement céder son poste de Premier ministre à Liz Truss, ce mardi.

Liz Truss est la troisième femme à entrer à Downing Street après Margaret Thatcher (1979-1990) et Theresa May (2016-2019). (Image d’illustration)

Liz Truss est la troisième femme à entrer à Downing Street après Margaret Thatcher (1979-1990) et Theresa May (2016-2019).

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Boris Johnson va officiellement présenter mardi, sa démission à la reine Elizabeth, qui demandera alors à Liz Truss de former un gouvernement, dans une période particulièrement difficile pour le Royaume-Uni, confronté à une crise économique et sociale historique.

Exit le héros du Brexit: après trois ans et 44 jours, à peine plus que Theresa May qu’il avait remplacée en 2019, Boris Johnson quitte ce qu’il avait qualifié de «meilleur job au monde», après une série de scandales ayant déclenché des dizaines de démissions dans son entourage proche, début juillet. Il était le 14e Premier ministre de la souveraine de 96 ans.

Depuis sa démission forcée en juillet, il était resté gérer les affaires courantes à Downing Street, le temps de désigner son successeur. La passation de pouvoir a lieu à Balmoral, résidence d’été de la monarque, et non au palais de Buckingham à Londres comme c’est la tradition, en raison des problèmes de mobilité de la reine.

«Comme une conservatrice»

Élue par 57% des quelque 142 000 membres votants du parti conservateur, contre 43% à son rival l’ancien ministre des Finances Rishi Sunak, Liz Truss, 47 ans, jusqu’à présent ministre des Affaires étrangères, doit ensuite rentrer à Londres pour s’adresser aux Britanniques dans l’après-midi. Elle a promis lundi de gouverner «comme une conservatrice», et s’est engagée à mettre en place «un plan audacieux pour réduire les impôts et faire croître notre économie».

Sous pression pour aider des millions de Britanniques confrontés à des factures d’énergie qui grimpent de manière astronomique, elle a aussi promis de s’attaquer «à la crise énergétique en (s)’occupant des factures d’énergie des gens, mais aussi en (s')occupant des difficultés à long terme d’approvisionnement en énergie».

Members of the media gather opposite the door to 10 Downing Street, the official residence of Britain's Prime Minister, in central London, on September 6, 2022. - British Prime Minister Boris Johnson formally tenders his resignation to Queen Elizabeth II on Tuesday, handing over power to Liz Truss after his momentous tenure dominated by Brexit and Covid was cut short by scandal. (Photo by Daniel LEAL / AFP)

Une foule de journalistes se pressait déjà devant la résidence du Premier ministre à Londres, ce mardi matin à la première heure.

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Kwasi Kwarteng devrait devenir ministre britannique des Finances.

Kwasi Kwarteng devrait devenir ministre britannique des Finances.

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Diversité

Suella Braverman, 42 ans, jusqu’à présent conseillère juridique du gouvernement, et initialement candidate au poste de Premier ministre, est pressentie au ministère de l’Intérieur. Très à droite, elle héritera du dossier des milliers de migrants illégaux arrivant sur les côtes britanniques, que celle qui la précédait voulait envoyer au Rwanda.

James Cleverly, 53 ans, ministre de l’Éducation après avoir été secrétaire d’État aux affaires européennes, devrait passer aux Affaires étrangères. Ben Wallace resterait au ministère de la Défense. Kwasi Kwarteng est d’origine ghanéenne, Suella Braverman d’origine indienne, et la mère de James Cleverly était originaire du Sierra Leone, une diversité inédite à ces postes clés.

James Cleverly, nouveau chef de la diplomatie britannique?

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De premières annonces pour essayer d’endiguer la crise économique sont attendues d’ici à la fin de la semaine. Après s’y être opposée durant la majeure partie de sa campagne, Liz Truss pourrait annoncer un gel du prix de l’énergie, aux contours encore flous, pour venir en aide aux ménages et entreprises, selon les médias britanniques.

Unir le parti

Liz Truss, qui prône des baisses d’impôts controversées pour relancer la croissance, et un gouvernement resserré, aura fort à faire pour rassembler derrière elle un parti conservateur divisé, au pouvoir depuis douze ans. De nombreux députés lui auraient préféré Rishi Sunak, plus nuancé et jugé plus à même de gérer la crise.

Les appels à l’unité se sont multipliés, menés par le Premier ministre sortant Boris Johnson qui a demandé aux conservateurs de «la soutenir à 100%». «L’ennemi c’est Keir Starmer», le chef de l’opposition travailliste, soulignait un député, d’autant que les sondages donnent les travaillistes largement gagnants aux prochaines législatives, prévues au plus tard en janvier 2025.

Lors de l’annonce de sa victoire, Liz Truss a rendu hommage à son «ami». «Boris, tu as réussi le Brexit, tu as écrasé Jeremy Corbyn (NDLR: ancien leader travailliste) tu as déployé le vaccin (anti-Covid) et tu as tenu tête à Vladimir Poutine» après l’invasion de l’Ukraine, a-t-elle énuméré. Après avoir quitté Downing Street, Boris Johnson reste député. À ce jour il n’a rien dit de ses intentions futures.

(AFP)

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