Sortie cinéma – Boule et Bill s'émancipent

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Sortie cinémaBoule et Bill s'émancipent

L'adaptation d'une BD à l'écran n'est jamais évidente. Mais les scénaristes des «Ch'tis» s'en sortent plutôt bien.

En attendant de trouver les maîtres de ses rêves, un jeune cocker se morfond dans la cage de la SPA d'une campagne française. Alors que les candidats défilent, de la mamie au couple de hippies, arrive un petit garçon, aussi roux que lui. C'est le début d'une grande amitié pour Boule et Bill. Pour les parents, c'est le début des ennuis, surtout pour papa Boule, qui semble se méfier de ce semeur de zizanie venant troubler un quotidien balisé.

Après le Marsupilami et Ducobu, c'est un autre personnage de la bande dessinée belge qui est adapté sur grand écran. Tout en s'inspirant de l'œuvre de Jean Roba, en conservant des éléments, comme la tortue Caroline ou la célèbre 2 CV rouge, «Boule et Bill» y ajoute des gags. La scène du directeur d'école (Lionel Abelanski) se rapproche de l'esprit de la BD. Car Alexandre Charlot et Franck Magnier, tandem de scénaristes («Bienvenue chez les Ch'tis») passé derrière la caméra, ont souhaité conserver le parfum qui se dégageait des albums. Mais c'est surtout le rapport à l'enfance qui les a guidés. Ils y ont intégré des clins d'œil et des choses personnelles.

Les acteurs de «Boule et Bill» campent une famille plutôt sympathique. Franck Dubosc n'en fait pas trop, chose assez rare pour être soulignée, et Marina Foïs interprète une maman Boule à laquelle les réalisateurs ont insufflé de l'épaisseur et une volonté de sortir de sa condition de femme au foyer. Le jeune Belge Charles Crombez, 9 ans, joue, lui, un Boule plus vrai que nature dans cette comédie pour toute la famille.

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